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Conference papers

Anaphores (in)fidèles : analyse contrastive en langue et en genre

Résumé : L'objectif de cette étude est d'explorer la manière dont les SN donnent lieu à des reprises anaphoriques sous forme d'anaphores fidèles ou infidèles en français et en anglais. Traditionnellement, le français répugne à la répétition (Corblin 1995; Lundquist 2005) alors que l'anglais semble en faire au contraire un usage important (Poncharel 2010). Si cette hypothèse n'a pas lieu d'être contestée d'un point de vue général, on peut néanmoins se demander si elle n'est pas soumise à variation selon le genre textuel. Nous examinons l'impact des spécificités structurelles du français et de l'anglais sur la forme des mentions d'un référent dans les chaînes de co-référence. Notre étude prend en compte plusieurs paramètres, en premier lieu le paramètre du genre textuel à l'intérieur duquel on observe (a) la variation de la fonction syntaxique du SN dans ses multiples mentions ; ainsi que (b) la variation de la fonction informationnelle des SN au sein de la progression thématique. L'étude repose sur l'analyse contrastive de trois types de référents : les animés (typiquement, les protagonistes d'une histoire, les personnages), les inanimés (en particulier des objets nouveaux présentés dans le discours), et un troisième type entre animé et inanimé, que nous appelons hybride : la référence aux auteurs dans les textes scientifiques. Pour explorer le traitement référentiel de ces trois types d'entités (animée, inanimée, hybride), nous travaillons sur trois corpus de genres distincts : (i) des articles de presse consacrés aux portraits ou interviews d'hommes politiques, (ii) des articles de presse de la rubrique invention technologique présentant de nouveaux objets (comme, par exemple, les lunettes connectées), et (iii) des articles scientifiques dans lesquels on se concentre sur la mention aux auteurs. C'est précisément dans ce domaine que l'on trouve ces entités hybrides animées et/ou inanimées. On peut par exemple contraster un type de citation (Einstein (xx) a montré...) avec un autre type de citation (L'étude d'Einstein (xx) a montré...). Dans le premier cas, il est fait référence à un animé (l'auteur), dans le second cas, il est fait référence à un inanimé (l'étude), mais ce référent est souvent traité métonymiquement comme animé. L'étude de ces trois types de référents associés à trois genres textuels distincts nous permet d'évaluer la variation des mentions dans les chaînes de co-référence. Nous montrons qu'une certaine variation des formes de mention résulte de l'interaction de plusieurs facteurs : les contraintes structurelles de chacune des deux langues, les habitudes culturelles associées, le genre et le type de référent. Corblin, F. (1995) Les formes de reprise dans le discours. Anaphores et chaînes de référence, coll. Langue / discours, Presses Universitaires de Rennes. Lundquist, L. (2005) Noms, verbes et anaphores (in)fidèles. Pourquoi les Danois sont plus fidèles que les Français ? Langue française, n° 145, 73-9. Poncharal B. (2010) La traduction de l'anaphore dans la prose de pensée, Palimpsestes 23 (Traduire la cohérence) : 41-62.
Document type :
Conference papers
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02336260
Contributor : Médiathèque Télécom Sudparis & Institut Mines-Télécom Business School <>
Submitted on : Monday, October 28, 2019 - 5:08:21 PM
Last modification on : Tuesday, January 5, 2021 - 5:28:07 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02336260, version 1

Citation

Shirley Carter-Thomas, Laure Sarda. Anaphores (in)fidèles : analyse contrastive en langue et en genre. Approches contrastives des chaînes de référence, Mar 2018, Paris, France. ⟨hal-02336260⟩

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