La tour de la Castagna : Corse, Corse-du-Sud (2A), Coti-Chiavari, Tour de la Castagna, Punta di A Castagna : Rapport de diagnostic

Résumé : Repérable en sommet de promontoire, sur la rive sud du Golfe d’Ajaccio, à l’extrême pointe de la Punta di a castagna et en relation visuelle avec les tours de Capo di Moro et Isollella, la tour de la Castagna relève de la ceinture de tours côtière, édifiées à partir de 1530 en défense contre les incursions maritimes de l’île. Construite en 1587, sans doute à l’initiative de seigneurs locaux, elle dresse encore sur son promontoire sa silhouette caractéristique et bien conservée. Un diagnostic archéologique de bâti en prévision de sa restauration par le Conservatoire du Littoral a pu être mené en novembre 2017 et dégage sa configuration complète de 12,50 m de haut, à partir d’un plan circulaire, partant de son glacis taluté, ceint d’un cordon qui reçoit le fut à l’aplomb, lui-même couronné d’un parapet sur mâchicoulis en encorbellement. Seul, ce dernier est irrégulièrement conservé en arase. Comme les vestiges d’enduit et de badigeon le prouvent, la tour est initialement totalement enduite, renforcée par un badigeon épais blanc cassé. On pénètre dans la tour par une porte à l’étage, à hauteur de cordon, impliquant le recours à un dispositif mobile vertical pour y accéder, sans doute une échelle de bois au vu du talutage du glacis. L’intérieur est divisé en deux niveaux : - au rez-de-chaussée, l’espace disponible est partagé entre une zone de réserve à l’ouest et une citerne voûtée à l’est qui est alimentée depuis la plateforme sommitale par un avaloir permettant de collecter les eaux pluviales, essentielles à la survie. - un plancher disposé sur un ressaut périphérique vient compléter la voûte pour asseoir le premier étage, pièce de vie comme le dessinent les éléments engagés dans l’enveloppe du fût : margelle, niche, cheminée, placard et baie unique et haute, montée à la manière d’un soupirail. L’accès à la plate-forme sommitale se fait par un passage barreaudé inscrit dans l’appareil depuis le rez-de-chaussée jusqu’à la trémie de la plate-forme : initial, son tracé est pérennisé par le terrazzo du sol de la plate-forme, couvrant cette zone de passage. On débouche sur une surface circulaire d’un diamètre de 9,30 m, associée à divers éléments inscrits dans le parapet, à savoir l’avaloir avec trop-plein alimentant la citerne, le conduit d’évacuation de la cheminée, une possible bretèche ainsi qu’une échauguette ou guardiole arasée. Notons également le dernier avatar de l’histoire de la tour, celle de se voir associer une batterie (avec canons, magasins souterrains, poste de commandement…) lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Document type :
Reports
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02050399
Contributor : Maxime Seguin <>
Submitted on : Wednesday, February 27, 2019 - 10:29:37 AM
Last modification on : Wednesday, March 20, 2019 - 12:14:03 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02050399, version 1

Collections

Citation

Astrid Huser, Antoine-Marie Graziani, Alain Gauthier, Vianney Forest, Glad André, et al.. La tour de la Castagna : Corse, Corse-du-Sud (2A), Coti-Chiavari, Tour de la Castagna, Punta di A Castagna : Rapport de diagnostic. [Rapport Technique] D118416, Inrap. 2018, pp.92. ⟨hal-02050399⟩

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