Réformes et spécialisation au sein des gendarmeries belge, française et néerlandaise autour de la Seconde Guerre mondiale

Résumé : La polysémie à travers l'histoire du concept de « garde » est évidente : la notion réfère à la fois à une institution citoyenne, une institution d'élite et une institution spécialisée dans le domaine de l'exercice de la police, de l'ordre et de la sécurité publique. Les crises constituent des séquences où sa signification évolue face à des circonstances nouvelles, impensées auparavant. Ces « moments de basculement » obligent en effet à redéfinir les cadres policiers dans des conditions sécuritaires inédites. Ce sont des moments majeurs de transformation des institutions policières. Le second conflit mondial constitue un moment par excellence permettant d'interroger le sens qu'on donne à la fonction de police lorsqu'elle est soumise à des tensions multiples. Il faut ainsi comprendre l'évolution des appareils policiers face aux guerres et en leur sein, celle des gendarmeries. Notamment, dans quelle mesure les « gardes » et autres unités spécialisées relevant de ces corps prennent-elles une importance nouvelle ? Pour être novatrice, cette démarche diachronique est complétée par le recours à une comparaison géographique. Nous analysons alors de manière croisée le devenir de plusieurs appareils gendarmiques nationaux face aux mêmes événements. En s'appuyant sur cette approche à la fois chronologique et géographique, cette contribution interroge l'évolution de l'exercice de fonctions sécuritaires autour de la Seconde Guerre mondiale, en territoires occupés. Il s'agit plus particulièrement de comprendre le contexte de réformes menées sous l'occupation allemande au sein de trois gendarmeries « cousines » et « voisines » : la gendarmerie belge, la gendarmerie nationale française et la maréchaussée royale néerlandaise (Koninklijke marechaussee). Entre (dé)militarisation, spécialisation, politisation et modernisation, comment comprendre les transformations de ces institutions entre 1940 et 1944 ? Plus particulièrement, nous sommes attentifs à l'existence, aux missions et aux usages d'unités spécialisées au sein des gendarmeries, au premier rang desquels, des corps s'apparentant à des « gardes », qu'ils en portent ou non le nom. De l'avant à l'après-guerre, il faut comprendre leurs logiques identitaires et les arguments justifiant leur existence.
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Contributor : Jonas Campion <>
Submitted on : Thursday, October 4, 2018 - 1:32:34 PM
Last modification on : Wednesday, November 28, 2018 - 2:18:09 PM
Long-term archiving on : Saturday, January 5, 2019 - 2:44:29 PM

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Jonas Campion. Réformes et spécialisation au sein des gendarmeries belge, française et néerlandaise autour de la Seconde Guerre mondiale. Histoire et Patrimoine des gendarmes, 2018. ⟨hal-01887694⟩

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