Des murs végétalisés dans les copropriétés parisiennes : représentations, gestion et pérennité

Résumé : Réalisée dans le cadre de l’ANR Écoville, cette recherche porte sur la gestion des murs végétalisés dans les copropriétés parisiennes, en focalisant sur les plantes grimpantes sans supports les plus répandues (lierre, vigne vierge et glycine). Suite au constat d’un manque de pérennité et de la pratique de tailles radicales sur certains de ces végétaux, nous nous sommes interrogés sur les acteurs impliqués dans la gestion de ces installations et sur les facteurs qui déterminent leurs choix. Une enquête qualitative a été menée sur 20 cas d’études (comprenant 31 murs végétalisés, dans 19 copropriétés). Dans les discours, les plantes grimpantes apparaissent comme des objets naturels ambigus, valorisés comme ornement et agrément, mais considérés comme une menace pour le bâti et le bon ordre des parties communes. Si certaines copropriétés laissent ces végétaux se développer librement, deux types d’événements peuvent provoquer une intervention : ceux qui s’imposent à la copropriété (travaux/ravalement, plainte/demande des voisins ou d’un copropriétaire, chute de la plante), ceux qui font suite à un diagnostic établi par les habitants eux-mêmes et lié au développement de la plante. Les copropriétaires se présentent comme les acteurs principaux de la gestion de leur(s) façade(s) végétalisée(s) et n’ont recours à des professionnels que lorsqu’ils y sont contraints, par exemple pour un ravalement, la chute d’une plante ou une taille en hauteur. Alors qu’ils nient tout rôle prescriptif des syndics sur ce sujet, ils suivent volontiers les préconisations des professionnels lorsqu’ils ont recours à eux. Les habitants justifient les interventions (de tout type) sur les plantes grimpantes par la prévention de dégâts matériels sur le bâti, la prévention d’éventuels problèmes de voisinage et la limitation des coûts. Le profil socio-culturel et le capital économique des personnes influencent aussi leurs choix. Pour assurer une plus grande pérennité de ces murs végétalisés, il parait opportun de faire la promotion d’espèces dont la croissance n’est pas trop rapide et la hauteur maximale plus limitée que le lierre ou la vigne vierge. Le développement de solutions techniques simples et peu couteuses pour contenir les plantes dans certaines limites serait aussi particulièrement utile dans un contexte urbain dense.
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Rapport
[Rapport de recherche] ANR - Ladyss UMR CNRS 7533. 2018
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Contributeur : Julie Scapino <>
Soumis le : vendredi 16 février 2018 - 15:49:31
Dernière modification le : mercredi 4 juillet 2018 - 23:14:06
Document(s) archivé(s) le : lundi 7 mai 2018 - 20:21:20

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Julie Scapino. Des murs végétalisés dans les copropriétés parisiennes : représentations, gestion et pérennité . [Rapport de recherche] ANR - Ladyss UMR CNRS 7533. 2018. 〈hal-01710972〉

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