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Poster communications

Le contrôle postural des organes aériens : processus complexe impliquant la perception de l’inclinaison et de la courbure

Résumé : Le contrôle postural est un des mécanismes essentiels des plantes terrestres pour maintenir le port érigé de leur système aérien face aux variations de leur environnement. En effet, ce processus actif participe au redressement des axes végétatifs face aux perturbations liées à l’augmentation de leur masse ou à des variations d’inclinaison (verse, pente). D’un point de vue agronomique, le contrôle postural est donc impliqué dans la capacité des cultures à être résilientes à la verse et celle des arbres à produire des fûts rectilignes. Le redressement des axes végétatifs est un processus complexe et le moteur de ce redressement est la croissance : la croissance primaire longitudinale localisée près du méristème apical, et la croissance secondaire, croissance en diamètre, qu’on retrouve chez la plupart des dicotylédones herbacées et chez tous les ligneux, intervient sur les zones en maturation proches de la base de la tige. La question est de déterminer quels sont les signaux permettant à la plante de réguler cette croissance pour maintenir ce port érigé. Grâce à une technologie de digitalisation numérique 3D et du suivi cinématique du redressement des tiges chez plusieurs espèces, nous avons pu montrer que le redressement impliquait un ensemble coordonné de courbures et de décourbures actives. En fonction des espèces, des formes transitoires ont été observées au cours du redressement, certaines tiges ne dépassant jamais localement la verticale, lorsque d'autres présentent des formes en C, voire en S. L’élaboration d’un modèle mathématique, a pu reproduire le contrôle complet des mouvements de redressement sur 11 espèces de plantes à fleurs terrestres, et sur des organes allant de la germination du blé à des troncs de peupliers. Ce modèle montre que la dynamique du mouvement et la forme finale de la plante est contrôlée par le ratio entre la sensibilité à la gravité et la sensibilité proprioceptive, ajusté à la taille de la plante (Bastien et al, 2013, 2014). Le premier terme, graviceptif, amène la tige à se courber vers le haut, tant qu'elle n'est pas verticale, et le deuxième, proprioceptif, tend au contraire à réduire la courbure pour maintenir la tige rectiligne. C’est cet équilibre propriogravitropique, entre la verticalité et la courbure de la plante, qui permet d’atteindre un état stationnaire et la forme finale de la tige
Document type :
Poster communications
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01607324
Contributor : Archive Ouverte Prodinra <>
Submitted on : Monday, October 2, 2017 - 11:46:34 PM
Last modification on : Tuesday, February 23, 2021 - 3:16:12 PM

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Identifiers

  • HAL Id : hal-01607324, version 1
  • PRODINRA : 389972

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Citation

Nathalie Leblanc-Fournier, Hugo Chauvet-Thiry, Valérie Legué, Renaud Bastien, Bruno Moulia. Le contrôle postural des organes aériens : processus complexe impliquant la perception de l’inclinaison et de la courbure. Séminaire du GEA "Biomécanique de l'Arbre", Mar 2017, Clermont-Fd, France. GEA, 26 p., 2017, Recueil des résumés. ⟨hal-01607324⟩

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