OASIS est une collection à l'essai, initiée et gérée par Vincent Battesti.

Vincent Battesti - vbat.org/anthropoasis

L'idée de cette collection "oasis" est de rassembler et rendre visible des travaux déposés en archives ouvertes sur HAL sur ce champ de recherche, plutôt en sciences sociales.

Cela dit, cette collection a vocation à être multi- sinon interdisciplinaire.

Ne pas hésiter à me soumettre des documents en archives ouvertes qui auraient échappé à ma vigilance…

Vous pouvez me laisser ici un message.

Palmeraie de l'oasis de Siwa, Égypte (© Vincent Battesti)

Oasis : une oasis est l’association d’une agglomération humaine et d’une zone cultivée (souvent une palmeraie) en milieu désertique ou semi-désertique. Une palmeraie d’oasis est un espace fortement anthropisé et irrigué qui supporte une agriculture classiquement intensive et en polyculture. L’oasis est autant intégrée à son environnement désertique (association avec l’élevage transhumant des nomades) qu’elle s’en émancipe par une structure écosystémique toute particulière. Répondant entre autres de contraintes environnementales, c’est une agriculture intégrée qui est menée avec la superposition (dans sa forme typique) de trois strates : la plus haute des palmiers dattiers, une intermédiaire des arbres fruitiers (oranger, bananier, grenadier, pommier, etc.) et à l’ombre la strate des plantes basses (maraîchage, fourrage, céréales). Une autre constante de la structure oasienne est le travail en planches de culture, une organisation de l’espace appropriée à l’irrigation par inondation.

La présence d’eau en surface ou en sous-sol est nécessaire, mais non suffisante à la création de tels espaces. Le Sahara est l’exemple type de l’actualisation de cette potentialité, mais pas l’unique. À travers le monde, le système oasien nourrit au moins dix millions de personnes. Cependant, il existe des régions désertiques sans oasis, malgré la présence d’eau (le Kalahari, par exemple).

La création d’oasis est aussi contingentée par l’Histoire : de nombreuses oasis ont été créées ou se sont développées pour leur rôle de relais sur les routes commerciales (route saharienne de l’or ou route asiatique de la soie).

Réf. V. Battesti (2005), Jardins au désert […], Archive ouverte halshs-00004609.

OASIS, (Géog. anc.) ville & desert de l’Egypte, aux confins de la Lybie. Il y avoit deux villes nommées Oasis, & que l’on distinguoit par les surnoms de grande & de petite. Auprès de la plus grande de ces deux villes, étoit l’affreux desert d’Oasis. Chacune de ces villes avoit un nom. Pline, Strabon, Ptolomée, Hérodote & les autres historiens en parlent ; mais ils ne s’accordent point entr’eux, tant les pays de l’Egypte étoient peu connus des étrangers.

Réf. Diderot et d’Alembert (1751), Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1re éd., page 11:296, Document Gallica BNF.