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La communication plurilingue en toile de fond de l’entraînement à la compréhension des langues romanes.

Résumé : DEGACHE, C., MASPERI, M. (1998), « La communication plurilingue en toile de fond de l’entraînement à la compréhension des langues romanes », in J. Billiez (éd.) De la didactique des langues à la didactique du plurilinguisme, hommage à Louise Dabène, Lidilem, Grenoble, 361-376. On a parfois essayé, dans l'entreprise difficile de définition de ce qu'est une langue, d'avoir recours à la notion d'intercompréhension. Ainsi lit-on chez François (in Martinet 1968: 173) que " la seule façon possible de définir une langue sera l'intercompréhension de ceux qui la parlent " et que, corollairement, l'intercompréhension constitue un critère pour déterminer que différents locuteurs parlent la même langue (ibid.: 171). Pourtant, qui a déjà observé des échanges naturels plurilingues entre hispanophones et lusophones, ou entre polonais et tchèques pour ne citer que ces exemples, peut légitimement s'interroger sur la pertinence de ces assertions. Oserait-on dénier la qualité de langue à part entière à ces langues sous prétexte qu'elles entrent dans des communications plurilingues ? Ou doit-on au contraire reconnaître que, s'il y a intercompréhension, c'est parce que les locuteurs concernés, comme c'est souvent le cas dans les zones de contact interdialectales, ont développé une compétence de compréhension particulière ? François (ibid.) explique que " ce qui rend possible cette intercompréhension c'est que chacun s'adapte à un grand nombre de traits phonologiques, syntaxiques ou lexicaux de son interlocuteur), que cependant il n'utilise pas lui-même " : cela est vrai aussi bien pour des locuteurs de la même langue-et de ses différentes variantes-que pour des locuteurs de langues parentes à condition qu'ils aient été suffisamment exposés à l'autre langue. Et dans ce dernier cas, si l'on ne peut pas en conclure qu'ils parlent la même langue, on peut en revanche s'inspirer de cet état de fait "naturel", du « globalisme de leur perception » (L. Dabène 1975), pour proposer aux individus qui n'ont pas la chance d'être suffisamment exposés à des langues voisines (ou de les avoir toutes apprises), de s'entraîner à les comprendre. En définitive, pour "s'adapter" de façon non-naturelle, il va falloir surmonter un certain nombre d'obstacles aux niveaux phonologique, syntaxique et lexicaux... Ce sont ces obstacles, ces “ zones de résistance à la compréhension ” (L. Dabène 1994), que nous avons cherché à isoler dans le cadre du programme de recherche Galatea et que nous présentons ici.
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02558487
Contributor : Christian Degache <>
Submitted on : Wednesday, April 29, 2020 - 4:20:01 PM
Last modification on : Thursday, November 19, 2020 - 3:40:16 PM

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dc-mm1998_Doc13-HDR.pdf
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  • HAL Id : hal-02558487, version 1

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Christian Degache, Monica Masperi. La communication plurilingue en toile de fond de l’entraînement à la compréhension des langues romanes.. Jacqueline Billiez (Éd.), De la didactique des langues à la didactique du plurilinguisme, hommage à Louise Dabène, Lidilem, Grenoble, 1998. ⟨hal-02558487⟩

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