C. , , p.40

C. , , p.21

C. , , p.21

C. , , vol.63, pp.15-16

C. , , pp.258-259

C. , , p.335

. Voir-jacqueline-authier-revuz, ;. Hétérogénéité, L. Paris, ». Lui-:-«-cambrée-et-haletante, and F. De-jours-de, « Rêvant à lui, un trouble délicieux l'envahit »), mais en fonction, aussi bien, de ce que les personnages jugent chic, opportun, complice ou affectivement nécessaire de réinvestir à un moment t, divers mots (rondelle 70 ), adjectifs (indisposée 71 , mégalo 72 ), verbes (pomper 73 , jouir 74 ), syntagmes (narcissiquement parlant 75 , pas sa petite conscience tranquille 76 ), voire des phrases entières (il faut sortir à son niveau 77 ) ne cessent circuler d'un locuteur à l'autre, et suivant des déformations parfois trop cocasses (« Les vraies femmes sont vaginiques, selon Nathalie. Les autres sont clitorigiennes 78 ») ou suivant des parcours sémantiques parfois trop aberrants (« Elle sent monter les larmes comme une grande vague de cynisme »), pour ne pas surligner l'hétérogénéité énonciative constitutive a fortiori du discours adolescent. Trouant littéralement chaque page du roman, la prolifération des italiques ne cesse de marquer l'enroulement du discours des personnages autour de boucles réflexives symptomatiques d'une parole certes exercée sur un mode psittacique, comme principe d'agrégation et de participation conniventes à ce foyer central ultime que représente la vie du groupe, mais, d'une parole, par-là même, aussi aliénée qu'aliénante et ne cessant de trahir le clivage des jeunes cliviens qui en usent -Solange au premier chef, Solange en sa « solitude enragée », et dont toutes les interventions au discours direct se donnent à lire plus radicalement d'un bout à l'autre en italiques, comme pour manifester typographiquement, par le biais d'une hétérogénéité intégralement montrée comme telle dans son caractère le plus constitutif, l'absolue non-coïncidence à eux-mêmes du discours et de son énonciatrice, trois citations sans cesse réinvesties de Maupassant : « Il la posséda violemment, pp.98-111, 1984.

S. , se montre toute entière emportée dans une boucle réflexive sans dehors, quoique justement toujours impliquée et informée par la circulation du dehors lui-même. S'employant à parler, Solange est toujours présentée comme parlée par la parole de l'Autre, entièrement offerte à une puissance de conditionnement dont l'intériorisation diligente

. Cf, 168) et « sa rondelle est toujours en place, p.171

;. Cf, . Sixtine, and . Est-indisposée.-»-(c, 81) et « Ou se marier quand on est indisposée », dit-elle, Solange. (C., 118) « (ça va être son tour, air grave et douloureux) je suis indisposée

. Cf, Moi aussi je me sens seule. -À ton âge c'est normal. Moi j'étais mégalo, j'étais moins à l'aise que maintenant. » (C., 152) et « La plupart des gens dramatisent, ils sont mégalo » (C., 155), « Il faudrait qu'elle arrête de se faire des films. Elle est vraiment mégalo. Pourquoi ce type carrément lycéen la rappellerait ?, p.175

;. Cf and . Pompe, « Elle le pompe avec application, maintenant qu'elle sait faire, p.168

. Cf, « Que faire de tous ces bouts de corps -se rassembler -une explosion -ce serait bon de jouir, Arrête tu vas me faire jouir. » (C., 167) et « elle jouit d'un grand trait, vol.170, p.215

;. Cf and .. Est, pas assez sombre. Narcissiquement parlant, c'est une chose que je ne pourrais pas accepter. » (C., 251) et « C'est une fille qui n'a pas le courage de s'humilier pour appeler au secours. Je suis trop fière pour accepter ça

. Cf, Pas sa petite conscience tranquille. » (C., 155) et « L'essentiel ce n'est pas d'apprendre mais d'avoir des failles, « L'essentiel c'est d'avoir des failles, p.302

, Mais la caractérisation souvent drolatique de telles vacances du signifiant et / ou du signifié ne saurait longtemps occulter l'extrême gravité des enjeux qu'elles recouvrent -ainsi lorsque Solange se demande, perplexe, à l'issue de sa première relation sexuelle, dans le final glaçant de la deuxième partie : « est-ce que c'est ça, se faire enculer ? Ou violer, est-ce que c'est ça 82 ? » Et l'on pourra conclure sur ce point. Roman sur les « zones grises du consentement », selon l'aveu de son autrice, Clèves l'est avant tout du fait de la force de son questionnement narratif sur le clivage et l'aliénation constitutive de l'être de langage, Il faut sortir à son niveau » (C., 98) et « Pilote ou pas, papa est tellement plus beau que maman, qu'est-ce qu'elle croit ? Il faut sortir à son niveau. » (C., 190), « Tu as toujours été un peu rustique, rigole Rose, il faut sortir à ton niveau, vol.80, p.315

, Sur les relations des deux textes, voir Chiara Rolla, « Clèves de Marie Darrieussecq : parcours de lecture et tentative(s) de définition(s) », Cahiers de Narratologie, p.220