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La modernité qui déchante : railway, chloroforme et télégraphe dans "Les Amours jaunes" de Tristan Corbière

Résumé : Absents de la version de l’album "Roscoff", les trois éléments de la modernité technique qui font irruption dans "I Sonnet" – le chloroforme, le railway et le télégraphe – sont révélateurs des choix stylistiques et esthétiques de Tristan Corbière en 1873. En les exhibant comme des objets de provocation, Corbière se positionne dans un champ poétique dominé par une école parnassienne qui s’est élevée contre ce que Leconte de Lisle appelle "les hymnes et les odes inspirées par la vapeur et la télégraphie électrique". Si le chloroforme permet à Corbière de tourner en dérision une conception scolaire et parnassienne de la forme poétique et le railway de faire dérailler une Antiquité d’opérette, le télégraphe lui sert de modèle stylistique et de machine à écrire. Contre le ronron poétique, Corbière choisit le discontinu des machines froides et grinçantes qui font déchanter – au risque de passer lui-même pour un détraqué de la poésie.
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02471884
Contributor : Benoît Dufau <>
Submitted on : Sunday, February 9, 2020 - 5:20:27 PM
Last modification on : Friday, March 6, 2020 - 2:36:13 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02471884, version 1

Citation

Benoît Dufau. La modernité qui déchante : railway, chloroforme et télégraphe dans "Les Amours jaunes" de Tristan Corbière. Cahiers Tristan Corbière, Classiques Garnier, 2020, Chanté, déchanté, 2. ⟨hal-02471884⟩

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