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Tristan Corbière a donné sa langue au ÇA

Résumé : En étant le premier écrivain à donner sa langue au ÇA, Tristan Corbière place à la proue de son œuvre un mot qui fait tache dans un recueil de poésie et qui fait souffler un frisson de neutre dans la langue française. Tache aveugle à partir de laquelle l’œuvre se présente comme problème, ce mot-mana fait valoir les droits de l’inclassable et de l’innommable. En nous appuyant d’une part sur la manière dont M. Blanchot et R. Barthes ont pensé le neutre et d’autre part sur la manière dont M. Maillard, F. Corblin et G. Kleiber ont mis en évidence la vocation de "ça" pour la reprise du non-nommé et du non-classifié, nous verrons que le mot "ça" est non seulement l’agent d’un déclassement socio-stylistique dont Corbière assume les conséquences, mais aussi le sombre précurseur de la substantivation du mot par la psychanalyse et de tout un pan de la littérature du XXe siècle.
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02471842
Contributor : Benoît Dufau <>
Submitted on : Sunday, February 9, 2020 - 4:22:15 PM
Last modification on : Friday, March 6, 2020 - 2:36:13 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02471842, version 1

Citation

Benoît Dufau. Tristan Corbière a donné sa langue au ÇA. Anouch Bourmayan; Géraldine Veysseyre. Aspremont, Garnier, La Bruyère, Voltaire, Corbière, Cendras, 19, Presses Sorbonne Université, 2019, Styles, genres, auteurs, 979-10-231-0654-1. ⟨hal-02471842⟩

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