, Budget des théâtres royaux, exercice 1818), vol.3, p.1599

S. Bonaparte, ;. Jean-claude, and Y. , Une histoire du théâtre?, op.cit., p. 46) et de 810 000 francs en 1812 (David CHAILLOU, Napoléon et l'Opéra. La politique sur la scène 1810-1815, la subvention annuelle de l'Etat à l'Opéra est de 600 000 francs en 1803, p.26, 2004.

B. Patrick, La vie quotidienne à l'Opéra?, op.cit, p.51

, Règlement sur l'organisation générale de l'Académie royale de Musique, 1829 25 En 1827, 90 000 francs au Théâtre Italien, 137 387 francs à la Comédie Française, 159 512 francs à l'Opéra-Comique et 114 451 francs à l'Odéon, Budget des Beaux-Arts, vol.3, p.1827

, La Rochefoucauld) à l'intendant général de la Liste civile (La Bouillerie), avril 1829. En 1830, le montant est de 137 000 francs, Cf. O, vol.3, p.1599

G. Alphonse and F. Etudes-sur-la-liste-civile-en, , p.79

, Près de 300 000 francs de dépenses excédentaires en 1827 par exemple. Cf. O 3 1599, Etat des fonds accordés et de ceux demandés pour le service du département des Beaux-arts pendant l, p.1827

, Lettre du payeur de la Couronne (Beuzelin) au ministre de la Maison (Lauriston), O, vol.3, pp.12-1824

, Lettre du directeur du département des Beaux-arts (La Rochefoucauld) à l'intendant général de la Liste civile, O, vol.3, pp.15-1829

, Le 18 mars 1827, le duc d'Aumont, Premier gentilhomme de la Chambre écrit ainsi au directeur des Beaux-arts : « Je ne saurais trop recommander à toute votre sollicitude la mesure générale à prendre contre les empiètements des théâtres secondaires, ce qui porte un préjudice à l'Académie royale de Musique, aux Italiens, à l'Odéon, à l'Opéracomique. (?) Hier, j'ai été au Vaudeville où l'on donnait le Hussard de Felsheim, Comédie Vaudeville en 3 actes ; c'est presque un opéra-comique ; il y a plusieurs morceaux d'ensemble sur des airs de nos opéras les plus nouveaux, même de l'Académie royale de Musique et des Italiens, vol.82

C. De-son, Se contentant de reprendre les dispositions des décrets de 1806-1807 et privé de force contraignante, le texte n'est pas appliqué 84 . Autre arme brandie par la Liste civile : décider proprio motu, et toujours par arrêté du directeur des Beaux-arts (décembre 1828), qu'un délégué de la Liste civile surveillera les genres assignés aux petites salles, lequel établira un rapport hebdomadaire sur toutes les contraventions qu'il aura relevées 85 . Là encore, la mesure reste sans effet. Ou encore : en ne cédant sur rien à propos de la redevance que l'Opéra perçoit sur les théâtres secondaires 86, le roi est régulièrement alerté au sujet du préjudice causé à ses théâtres 83

G. De-façon, tous les moyens sont bons pour nuire aux théâtres secondaires ou provinciaux : réclamer la limitation de leur nombre (moyennant indemnité) ou la révocation de leur privilège

, Déjà sous l'Empire, les théâtres officiels ne se privaient pas de protester contre la concurrence des théâtres secondaires qu'ils accusaient d'être la cause de leurs problèmes financiers, p.47

, ?) c'est l'augmentation progressive de ces théâtres secondaires dont les uns (?) offrent au public, à meilleur marché, et dans les lieux les plus fréquentés de petites comédies mêlées d'ariettes, véritable genre d'opéra-comique, que les spectateurs ne vont plus chercher à nos théâtres lyriques, O, vol.3, p.1601

, Lettre du directeur général des Beaux-arts (La Rochefoucauld) au roi, mars 1827 : « J'ai eu plusieurs fois l'occasion de signaler à Votre Majesté le préjudice que porte à la prospérité des théâtres royaux l'existence d'un trop grand nombre de théâtres secondaires qui exercent une influence fâcheuse sur les moeurs et sur le, O, vol.3, p.1599

, 3 avril 1827 reproduit in Sylvain NICOLLE, Les théâtres parisiens et le pouvoir?, op.cit., annexes p. XXXI, vol.3

. Ibid, , pp.294-295

B. Patrick and L. De-paris?, , p.51

, Cette redevance ne sera abolie qu'en 1831. Cf. Armand DALLOZ, Répertoire?, op.cit, p.297

, Rapport du ministre de la Maison du roi (Lauriston) au Conseil, 26 février 1821, F, vol.21, issue.953

, torpiller les théâtres concurrents en leur enlevant leurs acteurs vedettes, au nom de la pratique ancienne dite des "ordres de début" 90

, élever avec virulence contre une antique tradition permettant aux comédiens royaux de se produire en province durant leurs congés 91 : en 1822, la Maison juge cet usage contraire « aux idées d'ordre, de bonne administration et de bonne police » car il empêche les acteurs majeurs de prendre aux théâtres royaux dont ils font partie « cet intérêt exclusif et continu, cet intérêt de famille et de propriété, qui seul peut faire prospérer ces établissements » 92 . Pour autant, tous ces mesures ou stratagèmes demeurent impuissants à

B. Le,

, Et il n'est pas impossible d'avancer que son ambition consiste à réunir la tutelle des établissements royaux et des théâtres secondaires sous l'égide du seul ministère de l'Intérieur. Dans une note anonyme produite par l'administration centrale de la Liste civile en 1824, on peut lire : « On ne peut se dissimuler que le ministère de l'Intérieur tend à s

, En d'autres termes, tous les protagonistes s'accordent sur ce point 94 , la gestion de l'ensemble des théâtres parisiens, y compris les plus prestigieux, gagnerait à être centralisée et unifiée sous une seule direction. Mais laquelle ? Pour l'Intérieur, cette surveillance générale doit lui revenir : l'administration de la Liste civile se distingue par sa gestion défaillante de ses théâtres, Les deux départements ministériels entretiennent, sur la question des théâtres, des rapports tendus. D'un côté la Maison, laquelle rend l

, Lettre du Premier gentilhomme de la Chambre (duc d'Aumont) au directeur du département des Beaux-arts (La Rochefoucauld), 5 avril 1826 : le duc d'Aumont y souhaite que la Liste civile demande la révocation de l'autorisation donnée au Théâtre des Variétés à jouer des vaudevilles, « acte peu réfléchi et qui peut par la suite présenter de graves inconvénients, O, vol.3, p.1601

, Pratique ancienne permettant à un gentilhomme de la Cour d'appeler sur un théâtre royal un artiste appartenant à un théâtre secondaire ou de province. Pour des exemples sous la Restauration, p.292

S. Dans-ce, Règlement général pour l'administration du Théâtre Français, 9 avril 1826. Son article 77 dispose notamment que les sociétaires de la Comédie Française ne pourront à l'avenir se voir accorder que deux congés par an, vol.3, p.1628

, Maison du roi-Administration, an XII-1830, Note sur la composition du personnel du ministère?, O, vol.3, p.529

N. Sylvain, Les théâtres parisiens?, p.304

, Lettre du ministre de l'Intérieur au directeur général du ministère de la Maison du roi (Pradel), 6 octobre 1817 : « C'est bien moins les petits théâtres qui nuisent aux grands que ceux-ci qui se nuisent euxmêmes, F, vol.21, issue.960

, Discours du directeur général des Beaux-arts à la chambre des députés, 15 juillet 1828, cité in ibid, p.304

, du bon goût, de l'ordre public et de la saine littérature, la nécessité de diriger l'esprit public, d'augmenter l'influence morale de l'administration et de faire souvenir au profit du gouvernement celle que les théâtres exercent sur les moeurs et sur les opinions du peuple, O 3 1601 : « L'intérêt des bonnes moeurs

A. Paris, la police des théâtres appartient au ministre de l'Intérieur et au Préfet de Police. Cf. Adolphe LACAN, Charles PAULMIER, Traité de la législation et de la jurisprudence des théâtres, pp.129-153

, Pour plus de détails sur le conflit entre la Liste civile et le ministère de l'Intérieur né de la création des inspecteurs des théâtres en 1824, Sylvain NICOLLE, Les théâtres parisiens?, vol.3, p.1601