Et si c'était (enfin) l'élève qui pensait le monde ? Propositions pour un renouveau du contrat disciplinaire en géographie enseignée

Frédérique Jacob 1
1 Théodile-CIREL
CIREL - Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (CIREL) - EA 4354 : EA1764
Résumé : La mise en place d'un nouveau programme, dans l'Education nationale, donne toujours lieu à des analyses de la part de « spécialistes ». Sous la présidence de M. Lussault, président du CSP, le programme de géographie du cycle 3 1 n'a pas fait exception. Il a notamment permis, à partir des travaux du groupe de recherche-action Pensée spatiale 2 , par la comparaison entre les programmes des deux dernières décennies, l'identification du raisonnement dans l'enseignement de la géographie (Leininger-Frézal, 2016). Les membres du groupe ont montré une rupture perceptible dans les pratiques d'enseignement (perspective transmissive abandonnée), tout en confirmant une continuité (méthode inductive toujours privilégiée). Pour notre part, nous avons fait le choix d'analyser deux autres termes du programme de géographie du cycle 3, qui nous semblent évoquer une rupture épistémologique et didactique forte : habiter et cas concret. Comment l'introduction de cette notion, comme la qualifie le curricula, et de cette démarche pédagogique modifient-elles les attentes du législateur et les missions des enseignants ? Permettent-elles d'ouvrir de nouveaux horizons et de nouvelles finalités d'enseignement ? L'apport d'outils d'aide à la conception d'activités faciliterait-il un renouveau du contrat disciplinaire (Colomb, 1993) et installerait la géographie comme la discipline qui offre des clés de compréhension du monde et forme le citoyen de demain, véritable habitant éclairé du monde ? Dans un premier temps, nous définirons comment ces deux termes (habiter et cas concret) participent à repenser les finalités de l'enseignement de la géographie et renouveler les modes de pensée de la discipline et particulièrement la formation des futurs citoyens à la complexité des enjeux territoriaux. L'étude des travaux des géographes qui ont initié le concept d'habiter, (Lazarotti, 2006, 2014), (Stock, 2006, 2007), des didacticiens (Thémines, 2009), et même des IGEN (Biaggi, 2015) nous permettent d'appréhender ce que le programme ou les aides à la mise en oeuvre de celui-ci ne nous révèlent pas. L'introduction du terme à partir de cas très concret dans le programme de 2015 et non pas l'habituelle étude de cas (associée à une démarche inductive) offre-t-elle la possibilité de s'inspirer du raisonnement clinique (Nendaz et al.,2005) pour développer le raisonnement géographique ? Nous nous appuierons, dans un second temps, sur un cas concret développé dans un collège de l'Académie de Lille pour illustrer la question initiale de l'élève qui penserait le monde. L'expérimentation s'appuie sur une séquence (6 H), élaborée par un professeur d'histoire géographie, qui propose de repenser la rue d'accès du collège.
Document type :
Conference papers
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02314881
Contributor : Frédérique Jacob <>
Submitted on : Monday, October 14, 2019 - 9:20:51 AM
Last modification on : Wednesday, October 16, 2019 - 1:23:48 AM

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  • HAL Id : hal-02314881, version 1

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Frédérique Jacob. Et si c'était (enfin) l'élève qui pensait le monde ? Propositions pour un renouveau du contrat disciplinaire en géographie enseignée. DIDACTIFEN : Les disciplines enseignées : des modes de penser le monde, Jul 2018, Liège, Belgique. ⟨hal-02314881⟩

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