, le soin de la dépression périnatale et le traitement hospitaliers des demandes de FIV ont certes en commun de permettre la réalisation, la confirmation ou la poursuite d'une vie de famille. Mais, parce qu'ils touchent à la manière dont les institutions agissent sur nos désirs, leur analyse révèle aussi une nouvelle manière de contrôler les sujets, de les gouverner et de les faire adhérer à leur propre normalisation. Ainsi, l'ordre des familles n'est pas qu'un ordre social. Il est aussi, et peutêtre surtout, le produit d'un travail sur soi et sur autrui, le résultat d'une gouvernementalité nouvelle dont la rationalité allie contrôle et liberté, normalisation et épanouissement, surveillance et autonomie. Dès lors, vivre la prise en charge institutionnelle de son désir familial c'est, aujourd'hui, faire l'apprentissage de la domestication de sa volonté ; c'est se soumettre, au nom du bien, à une discipline qui inculque une représentation située de la vie bonne, Le recours à l'adoption, les pratiques de gestation pour autrui, les tests de paternité