La terre pavillonnaire, un paysage fertile oublié

Résumé : Le quartier pavillonnaire, au premier rang des accusés responsables de l’étalement urbain, ne manque paradoxalement pas de terres fertiles à valoriser. Elles accueillent une nature qui joue un rôle spécifique dans l’armature verte des agglomérations. Elles contribuent aussi, comme nous le montrons à partir d'une cartographie inédite, à maintenir un potentiel d’autoconsommation alimentaire qui s’avère crucial en période de chocs majeurs et participe ainsi à réduire la vulnérabilité des sociétés urbaines. Elles peuvent enfin participer à dynamiser l’économie locale lorsqu’elles deviennent accessibles aux travailleurs agricoles et que s’y développent alors des formes originales d’exploitations multi-sites dont on trouve des exemples dans la littérature en France , au Canada ou encore en Belgique . La reconnaissance de ces fonctions par l’incorporation des jardins individuels dans le projet urbain reste plus ou moins aboutie et reflète les limites actuelles imposées d’une part par les grandes injonctions à la densification urbaine mais aussi par les outils de l’aménagement qui, à la grande échelle, sont essentiellement dédiés à la gestion du bâti. Les volontés de préservation de la fertilité des terres pavillonnaires se heurtent en effet aujourd’hui au manque de bases de données permettant d’en révéler la présence et les enjeux et à la difficulté de formuler des prescriptions d’urbanisme pour les vides urbains.
Liste complète des métadonnées

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02016074
Contributor : Ségolène Darly <>
Submitted on : Tuesday, February 12, 2019 - 3:41:45 PM
Last modification on : Thursday, February 14, 2019 - 1:21:51 AM

Identifiers

  • HAL Id : hal-02016074, version 1

Citation

Ségolène Darly. La terre pavillonnaire, un paysage fertile oublié. Jean-Michel Léger; Béatrice Mariolle. Densifier/dédensifier. Penser les campagnes urbaines., Parenthèses, pp.247-255, 2018. ⟨hal-02016074⟩

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