;. L. Im and . Boucher, 32La cour (L. BOUCHER, 1939) Im. 33Interrogatoire d'une délicate victime, 1939.

, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des cours organisées. Léon DAUDET donne notamment l'exemple du docteur Foutange-médecin, nous l'avons dit, des hystériques et somnambuliques : celui-ci fait comparaître ses malades, se comportant à leur égard comme un « inquisiteur implacable [?], un juge autoritaire et dur » qui « recueille des aveux lamentables, des confidences [?] qui amènent aux joues des larmes de honte » et oblige les patients à confesser leur(s) maladie(s) et leurs méfaits 84

». Lorsqu'ils-aperçoivent-un-«-l'hôpital-prison-»-ou-une-«-maison-de-fous and . Dit-canelon, les jeunes gens de la Faculté de médecine morticole (dite FMM) poussent « des exclamations, des hurlements ». Ils racontent « les infamies » qui s'y passent, « les arrestations arbitraires, la façon dont tel ou tel Morticole riche avait acheté la conscience de deux docteurs, et s'était débarrassé de sa femme, de sa maîtresse, d'un parent compromettant. Cette jeunesse trouvait de pareilles moeurs ignobles, p.287

. Ibid-;-de-la-médecine-légale-au-xix-e-siècle and C. F. Voir, La médecine légale est devenue une discipline autonome par suite de la loi de 1803. Elle occupe, à la fin du siècle, une place stratégique dans le champ du savoir universitaire. Quelques affaires retentissantes, Sur l'histoire, p.1889, 2000.

D. L. and L. Morticoles, , p.104

». Le-procès-contre-le-docteur-sorniude-;-anagramme-de-«-soin-rude, D. Noté-mary, ;. Medical, L. Daudet-l, and . Morticoles, Menace in Léon Daudet's Les Morticoles », Medical Examinations, op. cit., p. 170), intenté par le sieur de Sigoin, dont la femme l'avait trompé avec ce chirurgien qui lui avait ensuite enlevé ses ovaires, s'achève par la honte publique et la condamnation des plaignants aux dépens, pp.288-293

. Cf,

. Ibid, Publiquement interrogée par Foutange au sujet d'un vol de montre, sa patiente Rosalie avoue : « Eh bien ! oui, là j'ai volé une montre, p.165

, a lieu dans les amphithéâtres de la FMM (image n°34) 85 et même dans les salons 86

;. L. Im and . Boucher, 34Une démonstration d'amphithéâtre (L. BOUCHER, 1939) Im. 35Le recours à l'hypnose, 1939.

, A la fois magistrat, professeur et praticien-il est « à cheval sur tous les pouvoirs » 88-, c'est lui qui mène la procession le jour de la fête nationale de la matière 89. Les médecins des fous, dirigés par le docteur Ligottin, jouent également un rôle essentiel : « lui et ses collègues de l'Aliénation mentale servent d'intermédiaires entre la justice et les médecins » ; ils « livrent ou soustraient au bourreau qui bon leur semble, séquestrent, interdisent, condamnent, suivant le dogme de la responsabilité morale, dont eux seuls obtiennent au concours le redoutable secret » 90. Tous les médecins de Morticolie qui y ont un intérêt personnel peuvent adresser des patients à Ligottin ou à l'un de ses collègues, de manière à les faire plus facilement enfermer 91. La justice morticole considère ces spécialistes comme les seuls capables de connaître, celui-là même qui avait accueilli les passagers et l'équipage du Courrier

, 3) qui « vaut pour toutes les assemblées, depuis les collèges jusqu'aux Parlements, en passant par les hôpitaux, les prétoires et les Académies », on y « traite de la jurisprudence, p.178

C. Clapier, ;. M-lle-rosalie-;-d'otto-dix, ». , B. S. Bricault, and C. Hadeh-m, Le personnage de Rosalie est peut-être inspiré d'un sujet du docteur Jean-Bernard LUYS, une « simulatrice » bien connue des hôpitaux qui se faisait appeler ESTHER (L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, 1899, op. cit., p. 916), à moins qu'il ne s'agisse de Marie WITTMANN. Le cas de Marie (dite Blanche) WITTMANN est symptomatique de certaines attitudes médicales dénoncées par L. DAUDET. Employée dans le service de CHARCOT, elle était, pour le besoin des démonstrations de celui-ci, maintenue dans un état et une position favorisant la survenance de crises et les « leçons cliniques à la Salpêtrière, une fois par mois, « se presse une foule élégante » venue « accabler de questions leurs médecins respectifs ». A l'une de ces occasions, le professeur Foutange eut la bonté de « "donner une séance de son remarquable sujet, p.201, 1920.

, Il éclaire tout, la jurisprudence, l'histoire, le vie journalière. Il diminue la responsabilité, [?] il nous permet de mettre la main sur tout, Nous lui devons notre omnipotence. » (DAUDET L., Les Morticoles, p.148

. Ibid, , pp.230-231

, « Nous assistâmes au long défilé des glorificateurs de la Matière. Après les politiques

, Suivaient les juges subalternes, mêlés aux délégués d'hygiène, aux rapporteurs des crimes et des suicides, les médecins des fous », parmi lesquels « le fameux Ligottin, Sa robe rouge rayée de noir indiquait sa double puissance de magistrat et de professeur, p.133

. Cf, ibid., les pp, pp.345-346

D. E. Edmond, . Goncourt, and . Des-morticoles, une richesse d'images, de l'horreur, de l'horreur? mais de l'horreur amusante, et un style brisé, plein de vie, au milieu d'une ironie féroce, d'une ironie à la Swift. » (Dimanche 1 er avril 1894, Journal des Goncourt, t. IX, op. cit, pp.202-203

. Maurice, Les Morticoles de « pamphlet d'une extraordinaire violence », de « livre féroce, tuméfié d'horreur, éclatant de sanie et beau pourtant de jeunesse », dans lequel se trouve comme « un chant d'espérance, une longue louange du sens humain, Méfiez-vous des médecins, vol.1894, p.1

, Octave MIRBEAU évoque « un beau et terrible pamphlet » marqué d'un « accent de formidable exagération, de la plus belle, de la plus haute satire, Le Journal, p.1, 1896.

. Henri-duvernois-parle-d'un-livre-«-avec-des-hideurs, un peu prétentieux et exagéré, mais avant tout un livre peu banal, sorti d'un cerveau qui s'est donné la peine de penser et quelquefois celle d'écrire? ce qui devient précieux comme une rareté. » (« Critique littéraire, p.3

, René DOUMIC relève « une verve qui se soutient à travers quatre cents pages compactes, un art de décrire avec relief, un don de la raillerie à l'emporte-pièce, un sentiment tout ensemble du grotesque et de l'horrible » et voit en Léon DAUDET un auteur « laborieux », qui « a des idées, de la bonne volonté, de fortes rancunes, pp.1-2

». Henry-maret-salue-«-un-livre-d'un-réalisme-cruel-et-profond and ». Qu, un écrivain qui « n'a rien de commun avec aucune école », « un écrivain essentiellement original et personnel » (« Revue dramatique et littéraire », Le Radical, 1894 (an 103 de la République), 14 e année, n°170 (mardi 19 juin/1 er messidor), p. 2b). Les critiques de la Gazette anecdotique (31 octobre 1894), du Matin (7 juin et 21 septembre 1894)

, Voir, outre les références citées supra en n. 8, CAPE A., « Les Morticoles : une utopie médicale », Recherches interdisciplinaires sur les textes modernes (RITM), pp.113-136, 2004.

F. J. Lillis-s.-;-g, L. Flaubert, L. F. Daudet, and . Céline, From Therapeutic Nihilism to the Detection of Simulated Symptoms : A Sequential Critique of Medical Treatment from the 1850's to the 1914-18 War by, Littérature et aliénisme : poétique romanesque de l'asile, pp.60-65, 2006.