. Pour-ce-terme, P. Voir, and . Ducrey, Le traitement des prisonniers dans la Grèce antique, des origines à la conquête romaine, pp.17-20, 1968.

A. Réunis, L. Bielman, and . Retour-À-la-liberté, Un nouveau témoigagne est fourni par un très intéressant décret de Larissa qui récompense un Mamertin de Sicile venu en personne à Larissa pour faire savoir qu'il avait racheté un citoyen fait « prisonnier par des soldats » après s'être assuré qu'il était bien un ressortissant libre de cette cité thessalienne, BCH, vol.170, pp.435-480, 2006.

M. Wörrle, , vol.23, pp.90-94, 1975.

A. Comme-le-fait-observer and . Bielman-elle-même, 4), cette tournure se retrouve notamment dans les n° 20 (Athènes, pour Philippidès), 23 (c'est le décret cité à la n. précédente), 24 (Rhamnonte, pour Épicharès), 34 (Calymna, Inscr. Scyth. Min. II, vol.37

.. L. Robert, X. Hellenica, .. A. Bielman, and . ?????, Athènes 2016, à propos d'un fragment de diagramma macédonien). Plus généralement, voir P. DUCREY, Traitement des prisonniers (supra n. 204), p. 33 sqq. 208. Sur cette famille de mots et leur emploi dans les inscriptions, ?????? ????????????. Macedonian Lawgiver Kings and the Young, vol.46, pp.25-41, 1960.

, Retour à la liberté, p.265

. Lgpn-i,-s.v.-(dèmes-d'aphareus, . Boudion, . Dismaros, . Grynchai, . Histiaia et al., plus ou moins voisins de Ptéchai ; pour la localisation de Grynchai, cf. infra p. 465-466 et n. 256), à quoi s'ajoute une stèle funéraire pour ????????? ?????????? trouvée plus récemment près d'Aliveri, c'est-à-dire à proximité immédiate du site présumé de Ptéchai (A. HATZIDIMITRIOU, Horos 10-12, 1992-1998, p. 497 n° 2 ; cf. SEG XLVIII 1177) ; on ne tiendra pas compte du fait que cette archéologue croit devoir rester fidèle -avec un signe de doute dans le SEG -à la vieille et ruineuse identification d'Aliveri à Tamynai, dème et sanctuaire dont la localisation près d, p.252, 2017.

, On notera que ce patronymique est encore totalement absent de l'onomastique attique et qu'en Béotie il ne se trouve qu'à Oropos, colonie érétrienne : cf. LGPN III.B s.v. n° 1-2 ; pour le n° 3, fourni par le catalogue IG XII, 9, 912, la mention de l'origine oropienne est assortie d'un signe de doute ; en réalité, on a pu montrer naguère que ce document était nécessairement une pierre errante venue d'Oropos à Chalcis : voir Chiron 32, pp.123-131, 2002.

D. Voir, . Knoepfler, and . Territoire-d'érétrie, à partir du démotique ?????????, forme probablement rhotacisée, j'avais émis l'hypothèse que le toponyme était Phallas -sur le modèle Teithrasioi/Teithras -à situer peut-être sur le cap d'Halmyropotamos, p.361

, Pour l'évolution considérable qu'a subie la côte eubéenne à cet endroit, sous la double action des courants de l'Euripe et des atterissements du torrent qui traversait le site, voir Érétrie. Guide la cité antique, sqq., avec le plan de la p. 17. 233. Wasserbau und Geschichte. Minysche Epoche -Bayerische Zeit (vier Jahrhunderte -ein Jahrzehnt), vol.232, p.464, 1990.

, 52) à la localisation de Ptéchai au voisinage immédiat de la ville -que J. Knauss avait repris l'examen du dossier de Ptéchai. Figure 16 : vue depuis le nord du plateau de Vélousia -Koutoumoula, avec un vaste secteur inondé identifiable à l, C'est d'ailleurs à la demande du professeur Gehrke -opposé dès 1988 (dans l'article cité supra n. 62, pour lequel cf, vol.870, 1992.

. Barrington-atlas, Directory, vol.II, 2000.

. Porthmos, Si la carte indique le nom moderne de Velousia, c'est sans doute à cause de l'existence d'une tombe à tholos mycénienne aux abord de ce village, avec renvoi à mon étude de 1997 sur le territoire d'Érétrie (cf. supra n. 9, vol.99, p.310

. Qanats, . Souterraines-en-iran, . En-Égypte, and . Grèce, Cf. PH. GAUTHIEr, Bull. épigr, pp.333-334, 2001.

. Seg-li-1109, Perception et exploitation des milieux palustres par les Anciens, vol.237

I. V. Paris and . Sorbonne, Pour la conclusion topographique, cf. p. 293 sqq., où l'auteur (sans discuter l'hypothèse de St. Schmid dont il sera question ci-après) montre -de façon à mon avis tout à fait pertinente -que les travaux de l'entrepreneur consistèrent très vraisemblablement, non pas à percer la barrière naturelle, « composée de roche très friable » (au jugement du géologue lausannois Pierre Gex), située au sud-ouest du plateau (à proximité immédiate du village de Vélos/Vélousia, jouxtant lui-même le lac saisonnier signalé par H. G. LOLLINg, Reisenotizen, Le drainage du lac de Ptéchai à Érétrie », avec une étude poussée et très instructive du vocabulaire technique à travers les auteurs et les inscriptions (pour l'emploi des termes qu'utilise -ou a pu uiliser, dans les parties perdues -le contrat lui-même, soit potamos, ochétos, hyponomos, diôrux, dexaménè et phréatia), p.407, 2007.

K. Oeuvre-de, M. H. Reber, P. Hansen, and . Cf, Dans le cas de Styra et de Dystos, on peut alléguer la notice d'Étienne de Byzance désignant chacune de ces villes comme polis (mais ce statut n'est en réalité assuré, jusqu'à la fin du V s siècle, que pour la première). L'autonomie relative de Grynchai découle de sa mention dans les listes attiques du tribut. Pour ce qui est des Péraieis (que les sources littéraires ne mentionnent pas, mais qui pourraient ne faire qu'un avec les Diakrioi en Euboiai), les auteurs ont pensé pouvoir induire leur statut particulier du fait que la population de ce dème fut, selon toute apparence, répartie entre les six tribus érétriennes (comme c'est le cas aussi pour celles de Grynchai et Styra) : cf. D. KNOEPFLER, Territoire d'Érétrie (supra n. 9, Sur ce type de communautés, voir plus récemment S. R. JENSEN, « Euboea Sub-Hegemonies in the Delian League » dans Euboea and Athens, Proceedings of a Colloquium in memory of M. B. Wallace, Athènes, pp.267-268, 2011.

, Telle qu'elle se présente dans l'ouvrage cité (Inventory, p.644

, Pour ces deux dèmes limitrophes voir ci-après p, p.477

. Cf, FACHARD, op. cit. supra n. 5, p. 58, qui se montre disposé à accepter cette hypothèse susceptible de rendre compte au mieux, selon lui, des parentés onomastiques entre Aphareus (« district » III) et Tamynai (« district » IV) ; pour la frontière entre ces deux chôroi cf. supra p. 435 et n. 148. 249. Sur cette induction abusive et sans doute erronée, voir ci-dessus p, et fig. 41 : « Un siècle de recherches autour du dème d'Aphareus, vol.268, pp.457-458

I. G. Ainsi and . Xii, n° V, avec l'examen des indices favorables à une datation dans la seconde moitié du IV e s. ; pour l'identification du personnage honoré, le Macédonien Philoxénos, Chiron, vol.9, p.364, 2005.

, En tout cas il ne paraît pas possible de retrouver ici l'ethnique d'Athènes, auquel j'avais pensé en priorité. 272. Par A. SAMPSON, Arch. Delt. 29 ?, Bull. épigr, vol.74, p.489, 1973.

, sqq.), que le collège archontal y était constitué de six (cf. IG XII, 9, 1186-1187) et non pas seulement de trois magistrats : cf. Bull. épigr, LGPN I, 1987, s.v. ????????. Ce décret est reproduit par A. YANNAKOPOULOS, ?????? ??? ?????????? ??? ?????? ??? ??????? ???? ???? ????????????? ??? ???? ?u????????????? ???????, vol.46, p.383, 2007.

L. , admettre une réforme de l'éponymie à Histiée après 300, en quoi il fut suivi par R. K. SHERK, ZPE 84, 1990, p. 939, de même que par, The Decrees of the Greek States, p.248, 1997.

, Avant de faire connaître cette rectification nécessaire lors d'un colloque tenu à Aidepsos (Eubée septentrionale) en avril 1998, je l'ai signalé brièvement dans une note additionnelle du mémoire cité supra n

. Sur-le-territoire-d'érétrie, Plus tard, j'ai montré aussi que cette interprétation était confirmée par une inscription mutilée d'Orobiai, dème d'Histiée, encore antérieure à 300 : voir Bull. épigr, cf. aussi An Inventory of Archaic and Classical Greek Poleis, vol.372, p.242, 2004.

. Voir-sur-ce-thème, . Dans-le-sillage-d'ad, and . Wilhelm, Robert et d'autres historiens, les réflexions générales de CHR. HABICHT, « Die herrschende Gesellschaft in der hellenistischen Monarchien, The Hellenistic Monarchies. Selected Papers, vol.45, pp.26-40, 1958.

, Il est vrai que la méthode comporte des risques -même quand l'on a affaire à des anthroponymes plus ou moins épichoriques -si l'on ne peut pas associer des paires de noms. J. et L. Robert, qui avaient eu l'occasion de mettre en garde là-contre, relevèrent un peu plus tard que « désormais H. n'opère pas avec des noms isolés à travers les générations dans une ville, mais avec le groupe "nom et patronyme" et vice-versa » (ibid. 1983, 133, à propos d'une contribution de Habicht à la prosopographie de la Grèce centrale dans Praestant Interna, le même savant a toujours activement cherché à retrouver la trace des notables en dehors de leur cité d'origine, qu'il s'agisse d'Athènes ou d'autres villes (cf. Bull. épigr. 1981, 189), pp.344-346, 1983.

, Décrets érétriens, vol.6, pp.118-122

, Outre les références données dans la n. 95 de notre recueil, voir en dernier lieu W. MACK, Proxeny and Polis (supra n. 10), p.208

. Ig-xii, 211 : voir Décrets érétriens, vol.9, pp.212-218

D. Voir, «. Knoepfler, . ???????, and . ????????, The Expansion of the Boiotian Koinon towards Central Euboia at the Early Third Century BC » dans N. PAPAZARKADAS éd, The Epigraphy and History of Boeotia, New Finds, New Perspectives, Leyde, vol.9, pp.249-98, 2015.

D. Knoepfler, G. Ackermann, and . Crai, avec la fig. 11, laquelle montre bien où se trouve, au sommet de la face A, le groupe compact des démotes de Boudion. Il n'y a guère de sens à énumérer toutes les datations proposées depuis plus d'un siècle, DEL BARRIO, L'Eubée. Paradeigmata II. 1. Recueil d'inscriptions grecques dialectales, p.241, 2012.

, 249A, en recense à lui seul, sur trois colonnes, soixante-douze, dont la lecture ne fait aucun problème (et d'autres apparaissent sur la face B de cette stèle). La position de Boudion au sein de l'Érétriade, vol.9

W. P. La-carte-attenante-À-l'étude-de, . Wallace, . Bourg-moderne-d'aliveri, . De-tamynai, and . Iv, -sans parler de la liste des citoyens ayant prêté serment à l'entrepreneur Chairéphanès vers 315 284 -lui semblait chose digne d'être mise en relief. En réalité, elle s'explique tout naturellement aujourd'hui par le fait que ces deux listes recensent chacune, sauf exception rarissime, les membres d'une seule tribu sur les six que comptait la cité ; or, Boudion, précisément, ne faisait point partie des dèmes rattachés à ces deux tribus (désignés par les n° 1 et 2), mais appartenait à la tribu n° 4 (désormais identifiable à la phulè Admètis du nouveau document découvert en 2011 285 ), représentée dès alors par plusieurs catalogues de type divers, dont justement la stèle où figure la majorité des citoyens de Boudion actuellement connus 286 . Au surplus, le présent décret viendrait apporter la preuve, si besoin était, vol.282, pp.245-246, 1947.

). Au-voisinage-d'avlonari and W. P. Wallace, sur un indice dont on est obligé de dire qu'il était dépourvu de tout fondement, tant sur le plan toponymique que du point de vue de l'archéologie : la possibilité que le nom de Boudion eût quelque rapport de parenté 282. W. P. WALLACE, « Demes of Eretria » (supra n. 62), p. 131 fig. 1. 283. Ibid. p. 135 : « This large deme appears curiously late (?), pp.905-948

W. P. Wallace, cit, il faut ajouter les quelques démotes de Boudion recensés dans deux fragments inédits, sans parler de ceux qui figuraient nécessairemennt dans la partie inférieure, perdue, de la souscription publiée en, 2012.

, l'un d'eux, impossible à identifier en raison de l'absence de démotique, se retrouve très probablement parmi les 12 épimèneuontes du préambule. 287. Arch. Ephem 1905, p.27

E. L'indication-est-reprise-chez, I. G. Ziebarth, and . Xii, et passim (dans l'index et ailleurs on corrigera Boudiothen en Boudion) qui renvoie également (p. 138 n. 13) à une étude de A. Sampson sur l'Eubée néolithique ; par ailleurs, en p. 53 n. 23, il relève, lui aussi, l'étrange erreur de W. P. Wallace sur la position de cette montagne. 289. Griechische Geschichte, I 2 , Gotha, 1893, puis, avec un scepticisme plus marqué, vol.9, p.78, 1903.

D. Knoepfler, G. Ackermann, and . Crai, , pp.368-369, 2012.

. Magnésie, Rappelons ici que les auteurs du chapitre eubéen de ce répertoire ne font pas non plus mention du dème de Boudion (cf. supra p. 463), qui, en revanche, 2004.

O. Steph, . Byz, and . Voir-lycophron, Alex. 359 (d'ailleurs cité par le grammairien), où la prophétesse Cassandre en appelle à Athéna, ? ????? ?? ???????? ??????? ????? « moi qui Boudeia

L. Mouette and . Demoiselle, C'était aussi le nom d'une princesse béotienne, 2005.

C. Trümpy and A. Boudeia, et n. 418, en revanche, l'auteur a tenu compte de l'information que je lui avais aussitôt communiquée. Pour quelques anthroponymes rares formés sur cette épiclèse, n. 56. 294. Voir M. LEJEUNE, Adverbes grecs en -???, vol.100, p.129, 1994.

, Si le dème de Boudion n'apparaît pas dans la partie conservée de la stèle, on peut conjecturer avec un haut degré de probabllité sa présence dans la partie perdue : voir en fig. 12 « l'essai de reconstitution », en fonction de IG XII, 9, 249 et d'autres catalogues recensant les membres de la tribu Admétide (4). 296. Voir ci-dessus p, Il peut aussi apparaître au génitif sans article : tel est le cas dans le nouveau catalogue CRAI 2012, p.915

«. Ig-xii-9, 244 and the Demes and Districts of Eretria, SEG XXXIV, vol.54, pp.156-164, 1984.

, En revanche, une information capitale sur la position de Boudion a été apportée, voici quarante ans, par un catalogue civique certes toujours inédit, mais mentionné à diverses reprises et d'ores et déjà exploité sur le plan topographique 298 . Cette inscription, je l'avais repérée dès 1976 dans la collection d'antiquités qui se trouvait alors conservée sur l'îlot d'Hagia Trias 299 (propriété privée d'un intendant de la Couronne) au large du port d'Érétrie. Aujourd'hui, la plupart -sinon la totalité -des pièces qui la constituaient sont dans les réserves du Musée de cette ville, après avoir fait l'objet, en 2003, d'une séquestration de la part du Service Archélogique 300 . Il s'agit non pas d'une stèle mais d'un parpaing appartenant au mur d'un édifice public (fig. 20) encore inconnu à Érétrie (ou, peut-être, à Amarynthos) : des groupes de noms (avec patronymes) y sont gravés sur deux colonnes, chaque groupe étant surmonté par la mention d'un démotique sous la forme adverbiale : ?????????? d'abord (avec sept noms), puis ????????? (avec un seul nom avant la cassure inférieure) ; un autre groupe, dont l'entête est perdu, se trouvait gravé au-dessus, et un quatrième au moins dans la colonne de droite, au-dessus d'un important vacat. Étaient donc enregistrés là les citoyens de plusieurs dèmes. Or, à moins de remettre en question tous les résultats obtenus jusqu'ici, le lien qui unissait ces 298, vol.240, p.378

&. Aujourd and . Hui, Amarynthos, où la présence de listes de citoyens ressort d'une trouvaille faite lors de la campagne 2017 dans l'Artémision. 299. Parmi ces pièces se trouvait le fragment de stèle publié dans Décrets érétriens, vol.7, pp.123-128

. Arch and . Delt, Kritzas, en tant que directeur du Musée Épigraphique d'Athènes), vol.1, pp.289-290, 2001.

, Figure 20 : parpaing inscrit d'une collection archéologique privée sur l'îlot d'Hagia Trias, aujourd'hui déposé au Musée d'Érétrie, 1976.

. Voir-«-oropodoros, . Anthroponomy, . Geography, S. History-»-dans, E. Hornblower et al., Un exemple dans le dème de Lakè a été fourni plus récemment par le nouveau catalogue de l'Admétide : cf. CRAI 2012, pp.72-73, 2000.

, Toujours inédite, l'exemple fourni par cette stèle est à ajouter en tant que n° 3 dans LGPN I, s. v. (cf. déjà « Oropodoros », p. 83 n. 8, et Mélanges Claude Vial, p.64

. Sous-le-titre-«-anthroponymie, le cas des dèmes d'Érétrie » dans les Mélanges Claude Vial (supra n. 82), pp.63-66

. Ig-xii, 9 A 182 ; c'est son père ou son fils qui se trouve, avec le même patronyme et le même démotique, à la l. 227 du même catalogue. Un autre porteur de ce nom est à restituer très probablement en IG XII, 9, 244 B 11 (où on lit une fois de plus le même démotique) : cf. LGPN I, s.v. n° 1. 310. Cf. LGPN II (1992), s. v. avec une demi-douzaine d'ex. ; même chose en Béotie, ibid

. Ig-???, A 224 et XII Suppl. 555, 40. C'est d'ailleurs dans ce dème de Dismaros que se trouvent, pour le moment, les deux seules occurrences érétriennes du nom ?????????, vol.9

C. Mélanges and . Vial, contraire, que si Dismaros et Boudion se partageaient sans doute un même secteur à l'intérieur du « district » I, c'est Boudion qui devait avoir vraisemblablement une frontière commune avec Lakè. Il ne reste dès lors plus qu'à se demander si cette conclusion encore un peu théorique est susceptible de se concrétiser en une localisation topographique et archéologique précise. Dès les années 1990 313 , en fait, il m'était apparu que le déménagement du « district » I de l'extrémité sud-orientale à l'extrémité occidentale de l'Érétriade entraînait ipso facto pour Boudion -dans la mesure où son rattachement à ce « district » était accepté en raison des liens entre le dème en question et celui de Dismaros -une importante conséquence : ces deux localités devaient nécessairement avoir été situées à l'intérieur des terres, puisqu'il était exclu de les placer sur le littoral, déjà suffisamment occupé, d'est en ouest, par le sanctuaire et le bourg d'Amarynthos d'abord, puis par les trois chôria -en même temps que dèmoi depuis le IV e siècle au moins -que mentionne Hérodote dans son récit de l'attaque perse contre Érétrie en 490 314 . Dès lors, c'est dans l'arrière-pays de Vathia/Amarynthos, autrement dit dans la vallée du Sarantopotamos (l'Érasinos de l'Antiquité selon toute probabilité) que l'on est conduit à les localiser. En tout cas, il ne fait pas de doute que cette région -traversées par deux chemins qui mènent vers un passage montagneux certainement très pratiqué dans l'Antiquité (col de Séta) -a pu nourrir aisément, grâce à ses olivettes, ses vergers, ses champs de céréales et ses pâturages, les habitants de deux dèmes tels que Dismaros et Boudion, qui devaient compter l'un et l'autre une centaine de citoyens au moins 315 (sans parler de celui, à coup sûr plus modeste, d'Aiglépheira, situé plus haut sur les pentes du mont Servouni), avec cinq tableaux pour illustrer ces liens de Lakè avec les autres dèmes sur le plan de l'anthroponymie, p.70

/. Aigiléa, . Aigalé, and . Choiréai, On reviendra très prochainement sur Aigalè, dème du philosophe Ménédème. 315. Cette estimation découle du nombre des démotes enregistrés par les catalogues de la première moitié du III e s. : cf. S. FACHARD, loc cit. Pour ce qui est du dème d'Aiglépheira, l'auteur a également adhéré à notre opinion (dans le sillage des observations d'Ad. Wilhelm et de L. Robert sur la valeur d'un témoignage oral fourni par un berger : voir en dernier lieu Mélanges Claude Vial, À savoir Téménos (non pas Tamynai : sur cette persistante erreur -due à une malencontreuse correction philologique dans le texte d'Hérodote VI, vol.101, p.64

S. Voir and . Fachard, qui signale notamment la fouille d'une tombe hellénistique. Copiée par W. P. Wallace en 1935, l'épitaphe IG XII, Suppl. 675 (et non pas XII 9, 675, comme l'écrit F.) pourrait donc très bien provenir de cette nécropole, vol.5, pp.69-73

, D'après un recensement établi très peu avant, il n'y avait plus là, au moment de mon premier passage à Ano Mamoula en 1971, qu'une seule famille totalisant 11 personnes

, car ce secteur de la vallée semble être restée quelque peu à l'écart dans la prospection par ailleurs très systématique de l'archéologue lausanois. Le cippe en question est un bloc d'env. 0,45 m de côté pour une épaisseur de 0,21 m, vol.191, pp.486-487, 2013.

. Cf and S. V. Lgpn-i, 2-8 : il s'agit des dèmes d'Histiaia, des Kômaieis, de Kyl, de Péraia et de Phlieus. 320. Ce type est bien connu dans les inscriptions funéraires érétriennes : voir la publication collective à laquelle il est renvoyé supra n. 265

, Pour les antiquités repérées de longue date (dont un certain nombre d'épitaphes intégrées au corpus eubéen, cf. S. FACHARD, op. cit., p. 311 n° 63, qui signale aussi une stèle plus récemment découverte dans une propriété privée de ce bourg : le nom et le patronyme du défunt, ??????? (sic) et ??????, sont enregistrés dans LGPN I (1987), s. vv. avec toutes les indications utiles. On notera ici que la forme abrégée ???????, qui était un hapax pour l'Eubée comme pour l'Attique et la Béotie, se trouve attestée maintenant à Rhamnonte dans l'épitaphe d'un Érétrien et de son épouse également érétrienne (SEG LI 267) : il s'agit donc là, sous cette forme, d'un nom épichorique. 322, Les résultats de cette fouille doivent être publiées très prochainement (d'après des informations fournies par le fouilleur, l'épimélète Kostas Boukaras, il y aurait là des tombes remontant au V e s. av, vol.21, p.163, 1973.

S. Dans, E. Hornblower, and . Matthews-Éds, Il n'a pas été pris en compte dans la riche étude de R. PARKER sur les noms de ce type : « Theophoric Names and the History of Greek Religion, Cf. Mélanges Vial, ibid. Nous avons noté là que ?????????? est un hapax absolu (l'attestation à Dismaros a fourni l'exemple de FR. BECHTEL, Die historischen Personennamen des Griechischen, pp.53-80, 1917.

, S. Fachard a consacré plusieurs pages, bien documentées et illustrées, aux forteresses de cette région montagneuse, vol.65, pp.155-157

, d'après la Carte de l'État-major français élaborée en 1835 et éditée en 1852 comme aussi d'après la « Truppenkarte, p.380