Hasard et contingence en histoire 

Résumé :

La réticence des historiens à définir la contingence dans leur propre domaine d’étude, ainsi que leur regard circonspect sur le hasard sous toutes ses formes, viennent  de leur usage retenu de la généralisation. Les concepts qu’ils mobilisent (par exemple pouvoir, nation, genre, crise économique, etc.) sont également des mots communs, mais ils ont acquis dans la discipline historique le pouvoir évocateur des idéaltypes par la multitude de cas particuliers qui leur donnent consistance et tout historien sait que, en parlant de « révolution », il désignera des révolutions qui ont plus de traits dissemblables que communs. Les historiens, soucieux du caractère singulier des objets qu’ils étudient, utilisent les concepts comme des outils de comparaison et non pas en tant que généralités : qualifier un événement de « révolution » ne permettra pas à l’historien de déduire de ce qualificatif les traits caractéristiques de telle  ou telle révolution, ni de prévoir leur issues. La contingence et le hasard n’ont pas le même statut. Si ce ne sont pas des concepts, car trop ambigus, implicites et intuitifs, le hasard et la contingence sont cependant opératoires car profondément intégrés dans la démarche historique.

Type de document :
Article dans une revue
Raison Présente, Nouvelles Editions Rationalistes, 2016, pp.101-109
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Contributeur : Okina Université d'Angers <>
Soumis le : mardi 21 août 2018 - 14:43:18
Dernière modification le : mercredi 22 août 2018 - 01:19:03

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  • OKINA : ua17383

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Cristiana Pavie. Hasard et contingence en histoire . Raison Présente, Nouvelles Editions Rationalistes, 2016, pp.101-109. 〈hal-01858917〉

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