« The Dancing Ladies » de l’ile de Gigha. Qui sème le vent, récolte les dividendes. (Scotland & GB)

Résumé : En régime de démocratie concurrentielle libérale, la société est composée d'individus considérés comme étant à même d'agir librement. Au nom d'un principe d'absolue liberté, tout un chacun serait par essence en mesure d'exercer sa pleine capacité à entreprendre, de définir ses choix personnels de vie, ainsi que ses modalités de mise en œuvre, selon un principe individuel de totale autonomie. Dans ce cadre, chaque individu est placé par la société libérale, dans l'obligation de vendre sa force de travail, au regard de ses talents, de ses qualités particulières, de la formation dont il a pu bénéficier (ou non) et des relations sociales dont il dispose (ou non). Ajoutons que cette contrainte opère dans un contexte de concurrence généralisée. La mise en compétition de tout un chacun est présentée ici comme le moteur qui va mettre en mouvement la société dans son ensemble. En régime de démocratie concurrentielle libérale, la régulation des transactions sociales et commerciales opère alors, par le biais du contrat individuel. Il en est ainsi par exemple du contrat de travail qui est passé entre une firme (l'employeur) et un individu qui vend sa force de travail (l'employé). Pour autant, la nature du contrat préconisé doit être précisée. La nature du contrat prôné en régime de démocratie concurrentielle libérale, impose en effet, un mode de relation très asymétrique entre d'un côté, une entité collective (la firme) unique détentrice du pouvoir économique et productif, et de l'autre, un individu isolé, qui cherche à vendre au mieux sa force de travail. Ainsi que l'analyse à juste titre, Alain Supiot, « Au plan juridique (…), le contrat repose toujours sur des calculs d'utilité individuels. Et la liberté contractuelle n'est rien d'autre que la liberté de ne se lier qu'en fonction de son intérêt individuel »[1]. En réalité, en régime de démocratie concurrentielle libérale, l'individu dit « libre », apparaît surtout comme un être isolé et largement impuissant. Nous voudrions montrer ici qu'il est possible de dépasser le stade asymétrique du contrat individuel, pour entrer dans une démarche collective et de coopération, qui agit au bénéfice de la société dans son ensemble. Les fiducies foncières communautaires (ou « Community Land Trust ») offrent ici un cadre d'action et une alternative crédible aux visions du monde du « Tout-Marché » d'un côté et du « Tout-État » de l'autre.
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« The Dancing Ladies » de l’ile de Gigha. Qui sème le vent, récolte les dividendes. (Scotland & GB). 2018, https://chairecoop.hypotheses.org/7517
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Contributeur : Yann Maury <>
Soumis le : mercredi 11 juillet 2018 - 12:09:31
Dernière modification le : vendredi 14 septembre 2018 - 09:56:10

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Yann Maury. « The Dancing Ladies » de l’ile de Gigha. Qui sème le vent, récolte les dividendes. (Scotland & GB). « The Dancing Ladies » de l’ile de Gigha. Qui sème le vent, récolte les dividendes. (Scotland & GB). 2018, https://chairecoop.hypotheses.org/7517. 〈hal-01835314〉

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