Les réseaux sociaux et la communication : vecteurs de résilience des villes aux extrêmes en météorologie

Résumé : Dans le contexte du changement climatique et de l'urbanisation croissante, les dommages dus aux inondations risquent d'augmenter sensiblement (GIEC, 2012), en particulier dans les zones à forte densité urbaine auxquelles une attention particulière sera consacrée dans le sixième rapport d'évaluation du GIEC. La résilience des villes aux épisodes météorologiques extrêmes ne repose pas uniquement sur l'innovation technique, mais aussi sur la capacité des réseaux d'acteurs de garantir la diffusion et l'échange d'informations et de connaissances. La sensibilisation des communautés urbaines peut favoriser une meilleure gestion du risque d'inondation, comme il a été montré par le projet FP7 SMARTeST (Tourbier, 2011) et par les expériences menées dans le cadre des programmes TOMACS (Nakatani et al., 2015) et CASA (Chandrasekar et al., 2012; 2015; Donner et al. 2012). La présente étude vise à comprendre comment les stratégies de communication, adressées au grand public, permettent d'optimiser l'impact des résultats de recherche en hydrologie urbaine et comment cela peut être évalué. Un travail des revue de la définition du concept de résilience en littérature et de plusieurs méthodes d'évaluation de la résilience urbaine ont permis de mettre en avant que la communication est un vecteur d'adaptation et de transformation et de résilience des villes (Vicari et al., 2015 ; 2016). D'après les conclusions de la revue, une approche exhaustive d'évaluation devrait aussi porter sur les infrastructures de communication, ainsi que sur les processus de communication et de leurs interactions avec d'autres vecteurs de résilience (vecteurs socio-économiques et vecteurs physico-environnementaux). De plus, des résultats intéressants ont pu être observés dans le cas de campagnes d'évaluation où les riverains ont été impliqués de manière active, en particulier avec l'appui du Web 2.0 et de logiciels d'évaluation automatisée. À côté de ce travail de revue, différentes méthodes qualitatives et quantitatives d'évaluation de la communication ont été testées dans le cadre du projet Interreg NWE IVB RainGain (www.raingain.eu ; Persoz, 2014 ; Mulard, 2015 ; Vicari et al., 2016). Cela a mis en évidence l'importance de faire un suivi de la fréquence de la communication, de la taille de l'audience, ainsi que de la qualité de la communication. Les résultats de ces expériences contribueront à définir une méthode d'évaluation standard qui puisse être employée dans plusieurs projets de développement de la résilience des villes aux extrêmes météorologiques. Une attention particulière sera portée à la communication sur le Web, qui présente de multiples intérêts : la disponibilité de grande bases de données (big data) publiques qui peuvent être analysées de manière automatisée, et les opportunités fournies par l'interactivité du Web dans l'innovation de la gestion du risque météorologique. Cette recherche est menée dans le cadre de la Chaire en « Hydrologie pour une Ville Résilientes » (hmco.enpc.fr/Chair/), fondée par Veolia, Fondation des Ponts et l'École des Ponts ParisTech.
Type de document :
Communication dans un congrès
SOCIONET, Jun 2016, Lyon, France
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01810073
Contributeur : Rosa Vicari <>
Soumis le : jeudi 7 juin 2018 - 14:27:49
Dernière modification le : mercredi 13 juin 2018 - 22:24:38

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  • HAL Id : hal-01810073, version 1

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Citation

Rosa Vicari, Ioulia Tchiguirinskaia, D Schertzer. Les réseaux sociaux et la communication : vecteurs de résilience des villes aux extrêmes en météorologie. SOCIONET, Jun 2016, Lyon, France. 〈hal-01810073〉

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