Le tracé extravagant des cartes dans Moby-Dick et Walden

Résumé : Cet article s’intéresse à la manière dont Melville et Thoreau font œuvre de cartographe dans Moby-Dick (1851) et Walden (1854). Michel Imbert commente plus particulièrement les chapitres du roman de Melville où il est nommément question de cartes : la carte de Nantucket, tout comme les cartes nautiques que le capitaine Achab scrute pour fixer le cap, sont le signe révélateur de la puissance et de la précarité du rêve d’empire. La folie y transparaît en filigrane. Dans une seconde partie, Julien Nègre s’intéresse à la place des cartes et de l’arpentage dans Walden, en prenant pour point de départ la carte de Walden Pond que Thoreau insère dans son texte. Dépassant sa seule dimension topographique, l’arpentage chez Thoreau s’efforce de mettre au jour ce que l’œil ne voit pas dans le monde, effort qui aboutit en fin de compte, paradoxalement, à un effacement jubilatoire des cartes.
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Transatlantica. Revue d'études américaines/American Studies Journal, Association Française d’Études Américaines, 2015, 2012 (2), 〈http://transatlantica.revues.org/6042〉
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Contributeur : Julien Nègre <>
Soumis le : mardi 13 décembre 2016 - 15:43:45
Dernière modification le : dimanche 15 octobre 2017 - 22:44:16

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Citation

Julien Nègre, Michel Imbert. Le tracé extravagant des cartes dans Moby-Dick et Walden. Transatlantica. Revue d'études américaines/American Studies Journal, Association Française d’Études Américaines, 2015, 2012 (2), 〈http://transatlantica.revues.org/6042〉. 〈hal-01415787〉

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