Jean-Baptiste Pompallier, vicaire apostolique des Maoris, 1838-1868. CERF, 2015 (2° édition)

Abstract : Souvent l’actualité permet de réinterroger l’Histoire : pourquoi en 2002 une délégation de Néo-zélandais venait-elle chercher la dépouille en France de Jean-Baptiste Pompallier ? Un « hikoi » ou pélerinage, arrivé des antipodes repartait avec la dépouille du premier vicaire apostolique d’Océanie occidentale pour lui assurer une sépulture dans l’église de Motuti, lieu de sa première implantation et berceau de la foi catholique pour les Néo-zélandais. S’intéresser à cette figure importante du renouveau missionnaire français du XIXe siècle, c’était se donner, en tant qu’historien, l’occasion de repenser l’histoire missionnaire avec une approche transdisciplinaire et une problématique autour du triple rapport mission/culture/colonisation. L’auteur a pris le parti d’étudier l’implantation d’une Eglise chrétienne à travers un vicaire apostolique et sous l’angle géopolitique. Si la géopolitique n’est pas considérée comme une science, elle constitue une approche globalisante pour tenter de comprendre l’impact historique de l’irruption du christianisme dans l’univers culturel des Maoris. Il commence par analyser la complexité des rapports de Pompallier avec les différents acteurs présents comme les Eglises protestantes, la présence coloniale et son propre clergé missionnaire. Il a montré sa capacité à s’adapter aux circonstances, tout en gardant sa ligne « politique » et doctrinale en dépit d’une situation politique compliquée. Ensuite, il aborde la géostratégie de l’évangélisation : gérer l’espace, développer le territoire de la mission et obtenir des soutiens financiers et matériels. Toute son action sur le terrain révèle une vision « géostratégique » en matière d’implantation spatiale de son vicariat puis de l’évêché. Enfin il montre comment il a pensé et théorisé sa stratégie évangélisatrice en s’appuyant sur la mentalité et la culture maorie en recommandant l’insertion paulinienne et en mettant en pratique une forme originale d’inculturation. Les sources archivistiques mobilisées sont impressionnantes : Archives Catholiques du Diocèse d’Auckland (Nouvelle-Zélande) ; Archives de la Congrégation de la Propaganda Fide (Rome) ; Archives de la Congrégation de Saint-Viateur (Vourles - France) ; Archives Départementales du Rhône ; Archives des Frères Maristes (Saint-Chamond – France) ; Archives des Pères Maristes (Rome) ; Archives des Sœurs de la Mercy à Auckland ; Œuvres Pontificales Missionnaires (Lyon - France). A partir de là, l’historien et chercheur Yannick Essertel a restitué une figure complexe du renouveau missionnaire du XIXe siècle. Ce travail est le fruit, selon Philippe Boutry, d’« une enquête rigoureusement informée, ouverte à la géopolitique, à l’histoire et à l’anthropologie, autour de la trajectoire d’un homme dont la démarche, les succès et les échecs éclairent à nouveaux frais l’histoire de la diffusion du christianisme à l’âge de la première mondialisation, de la rencontre des cultures et de la construction des identités religieuses dans le monde colonial ». Pour cette 2° édition ont été rajoutées une pré-introduction intitulée: Pourquoi Jean-Baptiste Pompallier ou comment repenser l’histoire missionnaire ? et une post-conclusion sur les pricipales conclusions et les nouvelles perspectives, avec un schéma de modélisation de fonctionnement d'un vicariat.
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Contributor : Yannick Essertel <>
Submitted on : Tuesday, November 24, 2015 - 10:19:00 PM
Last modification on : Thursday, January 18, 2018 - 1:31:38 AM

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  • HAL Id : hal-01233329, version 1

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Yannick Essertel. Jean-Baptiste Pompallier, vicaire apostolique des Maoris, 1838-1868. CERF, 2015 (2° édition). CREDO. CERF, 2015, Cerf Patrimoines, 9782204109697. ⟨hal-01233329⟩

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