L'éducation cosmopolitique : apprendre le propre, apprendre l'étranger

Résumé : Une éducation cosmopolitique ne saurait être une éducation mondialisée soumise à des impératifs économiques ou géopolitiques, ni non plus se fonder sur des principes universalistes. Faisant retour sur le XVIIIe siècle, J.-M. Lamarre examine la position de Rousseau puis celle de Kant, pour montrer que pour Rousseau l’éducation reste “nationale” et n’accède à l’universalité que de façon abstraite, essentiellement dans le registre de la moralité. Kant en revanche, avec l’idée d’un droit cosmopolitique comme droit des étrangers à être des étrangers, construit le principe d’une éducation cosmopolitique et pluraliste fondée sur l’hospitalité. Pour Hölderlin enfin, l’esprit n’accède à lui-même qu’en passant par autrui dans une double relation de polarité et d’égalité entre le propre et l’étranger, de reconnaissance de l’étranger que chacun porte en soi car nous ne sommes jamais identiques à nous-mêmes.
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Le Télémaque. Philosophie, Education, Société, Presses universitaires de Caen 2012, 41 (1), 〈10.3917/tele.041.0031〉
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Contributeur : François Texier <>
Soumis le : mardi 20 octobre 2015 - 16:23:18
Dernière modification le : mercredi 27 juin 2018 - 16:10:01

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Jean-Marc Lamarre. L'éducation cosmopolitique : apprendre le propre, apprendre l'étranger. Le Télémaque. Philosophie, Education, Société, Presses universitaires de Caen 2012, 41 (1), 〈10.3917/tele.041.0031〉. 〈hal-01218127〉

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