Mobilisation de la matière et de l'énergie, et croissance, aux différents niveaux d'organisation des systèmes vivants : les principes organisateurs d'émergence des systèmes vivants.

Résumé : L'observation du fonctionnement des systèmes vivants, quel que soit leur niveau d'organisation, montre que : "survivre c'est manger et ne pas être mangé" (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00351226/) et que "tôt ou tard il est impossible de ne pas être mangé" (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00130685). L'observation de la structuration des systèmes vivants, quel que soit leur niveau d'organisation, montre qu'ils sont constitués par la juxtaposition et l'emboîtement de sous-systèmes pré-existants (structure modulaire) (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00130218). Comment définir de façon univoque et opérationnelle un niveau d'organisation ? 1- Indépendamment du niveau d'organisation et du contexte, tout système vivant, pour survivre -et se survivre (http://www.afscet.asso.fr/SURVIVRE.pdf)-, possède 7 caractéristiques fonctionnelles mutuellement nécessaires et suffisantes : invariance de jauge (http://www.armsada.eu/pb/bernardins/phylotagmotaphologie.pdf). 2- Tout nouveau niveau d'organisation émerge de la mise en place d'une association à avantages et inconvénients réciproques et partagés (ARMSADA) (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00352578/). A partir de ces 2 seuls paradigmes il est possible de construire un tableau de classification périodique des systèmes vivants -des équilibres dynamiques ponctués du vivant- depuis le quantum de Planck jusqu'à l'Univers entier (http://www.armsada.eu/pb/bernardins/phylotagmotaphologie.pdf). Les colonnes du tableau correspondent à des séries de systèmes vivants, de niveaux d'organisation adjacents, qui, d'un point de vue fonctionnel, ont le même mode de confinement et surtout de transfrontaliérité. Les lignes du tableau correspondent à des systèmes vivants qui, d'un point de vue structural, ont la même place relative en terme d'évolution de l'emboitement et de la juxtaposition (networking) de leurs sous-systèmes. Pour tous les niveaux d'organisation, une loi de puissance (http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00423730/en/) relie le volume minimal atteint à l'état adulte (caractérisé par l'acquisition de la capacité reproductrice), V, et le temps de génération tg (durée minimale nécessaire pour atteindre l'état adulte : temps d'ontogénie) : V2=C.tg3 (loi analogue à la loi de Kepler qui relie l'espace et le temps au sein du système solaire). Ce temps de génération est une mesure du niveau de complexité du système. C'est aussi le temps de latence minimal de mise en oeuvre de la capacité de résilience d'un système vivant local. Cette invariance d'échelle est mise en évidence indépendamment de toute loi thermodynamique. Tout phénomène naturel est cependant associé à un phénomène énergétique. D'un point de vue thermodynamique -mobilisation de flux de matière et d'énergie (http://www.afscet.asso.fr/pbAnde03.pdf)-, les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés fonctionnent en flux tendus, en optimisant leurs flux par des processus de recyclage (les déchets des uns sont les aliments des autres et réciproquement), ce qui diminue leurs pertes énergétiques. Les systèmes vivants ne sont pas des systèmes thermodynamiques passifs, fermés, de dissipation maximale de l'énergie mais au contraire des systèmes inter-actifs, ouverts, d'économisation optimale de l'énergie, d'optimisation, mais pas de maximisation. Ce principe d'économie n'est pas un principe de moindre action. C'est la structure fractale (D=2,25) de l'Univers, système vivant, qui permet, à tous ses niveaux d'organisation, d'optimiser les flux de matière et d'énergie (et non de les maximiser, D maximale = 2,33 ), tout en minimisant les pertes et les coûts énergétiques. Ce qui permet des déséquilibres dynamiques transitoires, générateurs d'émergences à moindre coût énergétique. Mais, à chaque niveau d'émergence, le nouveau Tout est toujours à la fois plus et moins que la somme de ses parties et est donc imprédictible. Seul le passé est connaissable. On ne peut que descendre dans le passé les niveaux d'émergence pour comprendre a posteriori les structures et les fonctionnements des acteurs d'émergence passés et actuels. L'émergence n'est pas une auto-organisation, c'est une co-organisation (acteurs en inter-actions) contrainte (par un double contexte, externe et interne, en interactions) et contractuelle (synallagmatique) pour former un nouveau Tout. C'est l'expression d'une capacité de résilience du Tout.
Type de document :
Communication dans un congrès
Thermodynamique du changement. Aspects systémiques., Jun 2013, Andé, France. http://www.afscet.asso.fr/Ande13/ande2013interventions.html, 2013
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00830425
Contributeur : Pierre Bricage <>
Soumis le : mercredi 5 juin 2013 - 09:25:09
Dernière modification le : jeudi 6 juin 2013 - 10:49:44
Document(s) archivé(s) le : vendredi 6 septembre 2013 - 04:10:07

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  • HAL Id : hal-00830425, version 1

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Citation

Pierre Bricage. Mobilisation de la matière et de l'énergie, et croissance, aux différents niveaux d'organisation des systèmes vivants : les principes organisateurs d'émergence des systèmes vivants.. Thermodynamique du changement. Aspects systémiques., Jun 2013, Andé, France. http://www.afscet.asso.fr/Ande13/ande2013interventions.html, 2013. <hal-00830425>

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