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Conference papers

Antipolis : données anciennes et perspectives de recherche

Résumé : La ville d'Antipolis est à l'époque romaine le chef-lieu d'une cité située aux confins orientaux de la Gallia Narbonensis, jouxtant la Province des Alpes Maritimae, dont le fleuve Var marque la limite. Succédant à la colonie fondée par les phocéens, la ville à la fin de la République s'émancipe de la tutelle massaliète. Desservie par la voie aurélienne reliant l'Italie à la Narbonnaise, elle jouit au cours du Haut-Empire d'une prospérité basée sur sa position de carrefour de voies maritimes et terrestres et sur l'exploitation et la transformation des ressources halieutiques : pêche, fabrication de salaisons et de saumures. La ville se dote d'un théâtre et d'un amphithéâtre. Les découvertes archéologiques permettant de dessiner la physionomie de la ville sont à la fois nombreuses et pour la plupart très ponctuelles. Si le théâtre est assez bien connu, la présence d'un amphithéâtre est encore l'objet de discussions. D'autres monuments ont dû émailler la ville mais leur situation est inconnue et ne se traduit que par la présence d'éléments lapidaires épars. Les soubassements d'époque romaine du château seigneurial médiéval et les parements en blocs de remploi antiques des deux tours médiévales témoignent du démantèlement sur le sommet du rocher d'un ensemble monumental. Pour l'habitat, le témoignage le plus éloquent est fourni par la riche domus de la rue Clemenceau. La ville romaine ne peut être appréhendée sans prendre en compte la préexistence des implantations antérieures, elles-mêmes conditionnées par la topographie et la présence du port naturel formé par l'anse Saint Roch. Les connaissances sur l'évolution de l'agglomération d'Antibes de la Protohistoire à l'Antiquité romaine, tributaires des interventions archéologiques sur le centre historique sont le plus souvent très ponctuelles, et ne prennent leur sens que dans la confrontation aux autres données. Les emprises successives des implantations ligure, grecque et romaine, supplantées par les villes médiévale et enfin moderne restent mal connues. Des indices concordants autorisent à situer l'habitat indigène sur la partie sommitale du roche. Le débat reste ouvert concernant la colonie grecque, de même que sa date de fondation. La ville romaine au cours du haut-empire couvre une superficie de l'ordre de 25 à 30 ha, comme en témoigne la cartographie des découvertes archéologiques et s'étale dans les zones basses situées au pied du rocher. Outre les questions de chronologie et d'emprise de ces implantations, restent également mal cernées les articulations entre les agglomérations successives (juxtaposition ? superposition ?), et partant, les relations économiques et culturelles entretenues entre les diverses populations.
Document type :
Conference papers
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00657069
Contributor : Robert Thernot <>
Submitted on : Thursday, January 5, 2012 - 5:24:06 PM
Last modification on : Tuesday, May 12, 2020 - 1:46:05 PM

Identifiers

  • HAL Id : hal-00657069, version 1

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Citation

Eric Delaval, Robert Thernot. Antipolis : données anciennes et perspectives de recherche. Fréjus romaine, la ville et son territoire ; agglomérations de Narbonnaise, des Alpes Maritimes et de Cisalpine à travers la recherche archéologique, 2010, Fréjus, France. pp.307- 316. ⟨hal-00657069⟩

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