L'action culturelle et ses métiers

Résumé : L'exception culturelle française, définie et défendue à la fin du XXe siècle, reposait sur des principes élaborés à l'époque révolutionnaire. A travers la figure des " Trois sœurs de la République " - instruction, liberté d'expression, action culturelle -, Isabelle Mathieu montre comment ces principes ont mûri et évolué sous la IIIe puis la IVe République. Pour finalement aboutir, en 1959, à la création d'un ministère des Affaires culturelles fondé sur un subtil compromis entre des éléments fondamentalement contradictoires : ce n'est qu'en organisant les conditions de réception des œuvres d'art que la puissance publique peut légitimer son soutien aux artistes. Cela implique que des acteurs identifiés et identifiables effectuent ce travail de mise en culture, selon la figure du médiateur inventée par Michelet en 1848. Or ces acteurs culturels n'existent pas, en tant que groupe professionnel reconnu socialement et politiquement. La " mise à nu " proposée ici montre comment, à travers l'histoire des " métiers de la culture ", on est fondé à s'interroger sur la pertinence et l'efficience, du point de vue des valeurs républicaines, des politiques dites de " démocratisation " culturelle.
Type de document :
Ouvrage (y compris édition critique et traduction)
Presses universitaires de France, 272 p., 2011, Partage du savoir, 978-2-13-058790-3. 〈http://www.puf.com〉
Liste complète des métadonnées

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00591020
Contributeur : Isabelle Mathieu <>
Soumis le : vendredi 6 mai 2011 - 09:35:41
Dernière modification le : vendredi 8 juin 2018 - 14:50:14

Identifiants

  • HAL Id : hal-00591020, version 1

Collections

Citation

Isabelle Mathieu. L'action culturelle et ses métiers. Presses universitaires de France, 272 p., 2011, Partage du savoir, 978-2-13-058790-3. 〈http://www.puf.com〉. 〈hal-00591020〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

159