Die Tradition der weiblichen Tätowierung seit dem Altertum : Schönheit, Liebesspiel und soziale Wertschätzung

[Version de travail en français]

Résumé :

Résumé

Le tatouage féminin dans les sociétés anciennes et traditionnelles : beauté, sexualité et valeur sociale

Dans les sociétés où le tatouage est institué, il est rare qu'il soit paritaire ; on le trouve généralement accordé soit au masculin soit au féminin. Dans le second cas de figure – de loin le plus fréquent – les femmes sont abondamment tatouées (tatouage couvrant) tandis que les hommes ne le sont pas, ou très peu et seulement dans un but thérapeutique ou prophylactique (petits traits ou points isolés). Cette situation a longtemps prévalu sur une large portion du pourtour méditerranéen en dehors (ou aux marges) des sociétés réalisant le modèle de la cité-État. En croisant les données archéologiques, historiques et ethnographiques (anciennes et pré-modernes), il est possible de dégager un certain nombre de caractères communs qui font du tatouage féminin une pratique relativement homogène du point de vue formel, fonctionnel et esthétique.

Le décor tatoué est obtenu par répétition et concaténation d'éléments graphiques rudimentaires dans lesquels il n'y a pas lieu de reconnaître les unités d'un langage symbolique articulé. Le tatouage n'a pas la valeur d'un énoncé linguistique, mais il signifie en fonction d'un contexte social déterminé, une fois respectées certaines règles dont les deux principales sont : a) reproduire peu ou prou le décor des mères et des aïeules ; b) avoir reçu l'essentiel de sa parure tatouée avant les fiançailles ou le mariage. Le tatouage est ainsi en mesure de parachever le développement physiologique de la jeune fille en la déclarant prête à jouer son rôle d'épouse et de mère. Pour ce faire, les discours l'investissent de valeurs esthétiques liées au bien-être, à la préservation et à la reproduction de la vie, à l'érotisme et à l'accomplissement de l'acte sexuel.

Abstract

Female Tattooing in Ancient and Traditional Societies: Beauty, Sexuality and Social Value

This study deals with a little known tattooing tradition that was nevertheless practised since the Neolithic. A general definition of this practice is given by comparing anthropological, historical and ethnographical data. In ancient societies where city-state model was the predominant political form, female tattooing was absent. But it was found at their margins over a large portion of the Mediterranean hinterland. As a general rule, female tattooing appears in groups where physiological attributes (gender, age) strongly shape social roles and behaviours. Female tattooing reproduces the designs worn by mothers and grand-mothers. It is normative and, like pottery decoration, put the finishing touches to the physiological development of the girl who is now declared able to play her role of wife and mother. The aniconic, formal designs, deprived of any symbolic grammar, are imbued with aesthetic values related to welfare, the preservation and reproduction of life, eroticism and the performance of the sexual act.

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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00275248
Contributor : Luc Renaut <>
Submitted on : Tuesday, April 29, 2008 - 12:23:35 AM
Last modification on : Thursday, February 7, 2019 - 5:09:50 PM
Document(s) archivé(s) le : Tuesday, September 21, 2010 - 4:39:55 PM

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  • HAL Id : hal-00275248, version 2

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Luc Renaut.

Die Tradition der weiblichen Tätowierung seit dem Altertum : Schönheit, Liebesspiel und soziale Wertschätzung

[Version de travail en français]

. Annette Geiger. Der schöne Körper. Mode und Kosmetik in Kunst und Gesellschaft, Böhlau Verlag, pp. 91-112, 2008. ⟨hal-00275248v2⟩

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