Fallait-il ignorer l'hypothèse non-vésiculaire de la neurotransmission ?

Résumé : Suite à l'élaboration de l'hypothèse vésiculaire de la neurotransmission chimique au cours des années 1950, une hypothèse non-vésiculaire vit le jour. Elle fut soutenue jusqu'à la fin des années 1980 par les travaux de Maurice Israël et son équipe, à l'Institut de Neurophysiologie Cellulaire de Gif-sur-Yvette. L'hostilité de la communauté internationale et les interrogations des neuroscientifiques français ont stigmatisé les déductions d'une approche biochimique et moléculaire de la transmission cholinergique chez la Torpille. Nous revenons sur cet épisode souvent mal compris des neurophysiologistes par ignorance du contexte de ces recherches. Cette polémique engagea en réalité des chercheurs précédemment acquis à l'idée d'un rôle fonctionnel des vésicules dans la transmission synaptique. La voie choisie aboutit à l'identification du médiatophore, une espèce moléculaire vue comme une alternative à une libération quantique par exocytose. Les recherches actuelles semblent réconcilier les partisans du débat en accordant au médiatophore un rôle dans l'exocytose. Cette polémique nous rappelle la nécessité de toujours distinguer la justesse des résultats expérimentaux des discours théoriques parfois contradictoires, chacun recelant souvent une heuristique propre.
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Contributor : Therese Ghembaza <>
Submitted on : Monday, July 17, 2006 - 11:56:09 AM
Last modification on : Friday, November 8, 2019 - 10:48:03 AM

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  • HAL Id : hal-00085911, version 1

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Jean-Gaël Barbara, Thierry Galli. Fallait-il ignorer l'hypothèse non-vésiculaire de la neurotransmission ?. Lettre des Neurosciences, 2006, 30, pp.3-6. ⟨hal-00085911⟩

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