Archives ouvertes de l'ANR MUSEFREM

 

Depuis plusieurs décennies, l’engouement du public pour « le baroque », accompagne un mouvement de relecture des oeuvres musicales des XVIIe et XVIIIe siècles, engagé par de multiples artistes. De son côté, la recherche académique est loin d’avoir avancé du même pas. La plupart des études ne concernent que les figures de proue et privilégient les productions et les genres de la musique profane ; la musique d’Église, quant à elle, n’a pas encore suscité des travaux à la hauteur de la place qui était la sienne : tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, dans les cathédrales surtout, mais aussi dans d’autres églises, des maîtres ont composé de manière continue, sensibles aux évolutions esthétiques, mais aussi tenus par les contraintes du cadre d’exercice de leur activité, nourrissant leur création de la circulation de modèles et de l’expérience acquise par leur propre itinérance.

Présenté par cinq équipes d’historiens et de musicologues organisés au sein du Réseau Muséfrem et validé par l’ANR, ce projet coordonné par Bernard Dompnier, professeur d’histoire moderne (Centre d’Histoire « Espaces et Cultures », Université Blaise-Pascal de Clermont-Fd) et membre senior de l’Institut universitaire de France, se donne pour ambition de comprendre en profondeur les mécanismes et les enjeux de ce secteur de la création, en l’appréhendant dans sa globalité.

La recherche, qui intègrera les aspects compositionnels dans leur interaction avec les contextes culturels, sociaux, voire économiques et politiques, se propose aussi de définir les conditions propres liées à la dimension cultuelle. Plus fondamentalement sans doute qu’en d’autres de ses secteurs, la création procède ici d’une « interaction entre mémoire, tradition et invention ».

La Base de données prosopographiques MUSEFREM est accessible en ligne depuis le portail de ressources numériques du Centre de musique baroque de Versailles PHILIDOR ; régulièrement enrichie, elle donnera également lieu à la publication papier d’un répertoire de l’ensemble des musiciens en activité en 1790. Au-delà, il sera procédé à une enquête longitudinale sur le personnel musical des églises de France repérées par les premiers travaux comme des plaques tournantes dans le déroulement des carrières.

Dans le même secteur de recherche, un second groupe s’est constitué au sein du CHEC, pour étudier les comédiens et les répertoires des théâtres provinciaux de la Révolution et du premier XIXe siècle, sous la direction de Philippe Bourdin, professeur d’histoire à l’UBP.

PARTENAIRES

 

 

Durée du programme : 2009 à 2013

 

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