La théorie des groupes de Coxeter, qui a pour origine l'étude des groupes d'isométries, permet de relier entre eux divers domaines d'algèbre et de géométrie, allant de la théorie des representations (des groupes de Coxeter et de Lie, des algèbres de Lie et de Hecke) et de la géométrie algébrique (variétés de Schubert) à la combinatoire (ordre de Bruhat). Les polynômes de Kazhdan-Lusztig apparaissent sous des formes assez différentes dans plusieurs de ces domaines : ces polynômes peuvent être définis comme coordonnées d'une base remarquable de l'algèbre de Hecke (ce qui donne une représentation non triviale de cette algèbre), leur valeur au point 1 intervient dans la décomposition de certains modules de Verma, et leur coefficients peuvent être interprétés comme des dimensions de certains espaces d'homologie locale. La définition originale de ces polynômes se traduit par une formule de récurrence compliquée qui conduit naturellement à s'interroger sur une éventuelle définition purement combinatoire. Ce rapport essaye de montrer quelques développements récents dans les tentatives de réponse à cette question. Notre résultat principal est le suivant : un isomorphisme entre deux intervalles initiaux préserve les polynômes de Kazhdan-Lusztig. Nous explicitons également des arguments (théoriques et calculatoires) tendant à confirmer la conjecture que cela reste vrai pour un isomorphisme entre des intervalles complètement compressibles dans des groupes de Coxeter finis.\newline
Mots-clés : groupe de Coxeter, polynôme de Kazhdan-Lusztig, sous-groupe de réflections, intervalle de Bruhat, couplage distingué, intervalle complètement compressible |