| Le général Henri Mathias Berthelot, -ancien chef de la mission militaire alliée en Roumanie entre 1916 et 1918 puis, depuis octobre 1918, commandant de l'Armée du Danube chargé de la formation d'un nouveau front oriental principalement russo-roumain,- prit une part considérable dans la couverture diplomatique et militaire de la conquête de la Transylvanie par les armées roumaines entre novembre 1918 et avril 1919. En effet, pour utiliser la Roumanie dans le contexte de la lutte anti-bolchevique à l'est, Berthelot jugeait qu'il fallait d'abord la débarrasser de ses soucis occidentaux en Transylvanie et la faire entrer dans les possessions qui lui avaient été promises par le traité de 1916. Des motivations personnelles entraient en jeu : ayant été chargé de redresser la situation en 1916-1917 sur le front roumain, il faisait du respect du traité de 1916 une affaire personnelle, désirant renforcer aussi son prestige auprès du roi, dont il était le conseiller spécial en matière militaire. |