| Juridiquement parlant, la révision en 2003 de la Constitution roumaine de 1991 n'était pas indispensable, elle permettait simplement une adéquation plus aisée entre acquis communautaire et Constitution nationale. Elle n'aurait d'ailleurs pas posé de problème majeur, tant le consensus en faveur de l'intégration européenne était massif dans la classe politique comme au sein de l'opinion. Toutefois, le contexte international et intérieur transforma une formalité en révélateur du retard et du dysfonctionnement de la transition. A l'extérieur, Bucarest devait réparer la fissure avec l'axe Paris-Berlin consécutif à la guerre d'Irak. A l'intérieur, le gouvernement devait relancer une popularité minée par la crise persistante et la corruption, car la révision constitutionnelle ne pouvait s'acquérir que par voie référendaire ou par voie parlementaire à la majorité des deux tiers. |