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Université Panthéon-Sorbonne - Paris I (30/11/2000), François Bédarida (Pr.)
Les camps français d'internement (1938-1946) - Doctorat d'Etat
Denis Peschanski 1, 2
(30/11/2000)

Entre févier 1939, date de l'ouverture du premier camp d'internement administratif, et mai 1946 date de la fermeture du dernier, quelque 600 000 personnes se sont retrouvées enfermées non pas pour des délits ou des crimes qu'elles auraient commis mais pour le danger potentiel qu'elles représenteraient pour l'Etat et/ou la société. Quatre logiques successives se sont succédé : l'exception (1938-1940), l'exclusion (1940-1942), la déportation (1942-1944), à nouveau l'exception (1944-1946). Ainsi s'enchaînent des périodes et des logiques différentes pour un phénomène unique. On notera que souvent il s'agissait pour les gouvernements français de répondre à une contrainte externe, ce qui tend à privilégier une approche « fonctionnelle » du phénomène. Mais, une fois la contrainte acceptée, il y avait plusieurs possibles et le choix de l'internement répondait alors, souvent, à des préconstruits idéologiques. Le plan choisi rend compte à la fois de ces coupures chronologiques et des continuités (étude de la société des internés, de la garde, de l'opinion et de l'environnement immédiat, de la topologie même des camps).
1 :  Centre d'histoire sociale du XXe siècle (CHS)
CNRS : UMR8058 – Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
2 :  Institut d'histoire du temps présent (IHTP)
CNRS : UPR301
Sciences de l'Homme et Société/Histoire

Sciences de l'Homme et Société/Anthropologie sociale et ethnologie
Histoire – Seconde Guerre mondiale – France – opinion – résistance – communisme – juifs – déportation – camps – archives – tsiganes – réfugiés espagnols – Vichy – épistémologie
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