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L'anonymat urbain. Journée d'études de la Société d'ethnologie française (SEF) proposé par le laboratoire d'anthropologie urbaine (LAU CNRS UPR34), Petit auditorium, Musée national des arts et traditions populaires, Paris, 19 avril 1993., Paris : France (1993)
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La dictature du nom. Du patronyme au pseudonyme chez les marabouts africains de Paris
Liliane Kuczynski 1
(29/04/1993)

S'agissant des marabouts, il semble paradoxal d'évoquer l'anonymat alors que les pratiques maraboutiques sont entièrement fondées sur la manipulation, la répétition de noms (d'Allah, d'anges, de génies...), sur la désignation (du sujet cause de l'infortune, de celui sur lequel on veut agir) et sur la reconnaissance, fût-elle fictive, du consultant par le marabout (qui dit toujours avoir su que tel devait venir le voir).
Encore faut-il qu'auparavant une rencontre ait eu lieu, une relation se soit nouée, ce qui, en milieu parisien, n'a rien d'évident. Il est incontestable qu'en France, l'effacement des signes d'identité des marabouts -l'une des facettes de l'anonymat- est plus accentuée qu'en Afrique de l'ouest.
1 :  Laboratoire d'anthropologie urbaine (LAU)
CNRS : UPR34
Sciences de l'Homme et Société/Anthropologie sociale et ethnologie
Anonymat – Pseudonyme – Marabouts africains – Paris
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