| Après avoir rappelé les définitions des différentes sections efficaces d'interaction élastique, dont les valeurs sont infinies dans le cas de l'interaction coulombienne pure (c'est-à-dire dérivant d'un potentiel en 1 Jr), on montre que dans le cas des gaz d'électrons que l'on rencontre réellement en pratique, gaz qui font partie d'un « plasma » globalement neutre au point de vue électrique par suite de la présence des charges positives, on peut obtenir des sections finies en appliquant les résultatsde la théorie de Debye relative aux électrolytes, selon lesquels le potentiel varie alors comme [FORMULE]. On discute les conditions d'application de cette théorie, et on calcule les sections efficaces correspondantes. On constate qu'elles varient approximativement comme la puissance - 2 de l'énergie électronique, et qu'elles sont souvent considérables, bien plus grandes en particulier que les sections efficaces électron-molécules neutres ; ceci explique l'échec des théories reposant sur l'assimilation des milieux ionisés à des « gaz de Lorentz » à prévoir la forme de la fonction de distribution des vitesses électroniques, laquelle est presque toujours maxwellienne, quoique à des températures Te très supérieures à la température T des molécules du gaz. |